Jour 187

mandala

Les mille et une billes.

J’ai délaissé mes torsades au tricotin en fin de semaine, et en revanche j’ai colorié le mandala ci-contre que j’avais fait imprimer, dans sa version noir et blanc non agrémentée de couleurs, avant de nous rendre passer quatre jours au lac Miroir. Je m’arrange toujours pour avoir du matériel sous la main afin d’avancer mes projets artistiques. Je quitte donc la maison chargée comme un mulet, avec mon sac de laine pour le tricotin, trois ou quatre livres des fois qu’aucun projet artistique ne me tenterait, des mandalas et des crayons, mon ordinateur. Je dois dire que je délaisse mon ordinateur depuis un certain temps, l’écriture de mes textes me tentant moins qu’avant. Ce n’est pas tant que l’écriture me tente moins, mais que l’effort requis me fait de plus en plus peur.
– Je vais encore chercher mes mots, me dis-je dans ma tête, et me martyriser les méninges par rapport à l’accord des participes passés.
Pourtant, j’ai neuf ans de pratique derrière moi. Comme quoi, quand on est confronté à une difficulté, il arrive qu’on ne s’y habitue jamais. Cette difficulté, en ce qui me concerne, est celle de la performance, de la constance dans la performance.
Cela étant, ainsi entourée du matériel nécessaire à l’avancement de mes créations, il arrive souvent que ce soit mon téléphone qui me garde assise dans le lazy-boy en matinée, non pas que je parle à chouchou, puisque nos conversations Facetime ont lieu en début d’après-midi heure du Québec, mais parce que je consulte mes photos, ou que je lis des articles en lien avec l’actualité.
J’ai déjà réservé un cadre de grand format au magasin d’art de Joliette –qui est bien entendu mon magasin préféré–, afin de pouvoir suspendre au mur, dans notre entrée au toit cathédrale, mon mandala géant dont le format est de 22" X 22". Ce mandala a été colorié pendant notre confinement dans le bois en avril. Que le mandala géant occupe le centre du cadre que j’ai réservé me semblait trop simplissime comme approche. Il fallait que je complique un peu la démarche. J’en suis venue à la conclusion que le mandala géant allait, oui, occuper le centre de l’espace délimité par le cadre, un espace de 30" X 30", mais sur un fond d’autres mandalas préalablement découpés et assemblés dans l’esprit d’une mosaïque. Autrement dit, le mandala en photo-vedette aujourd’hui va se faire découper en une dizaine de morceaux. Je vais devoir colorier encore une quinzaine de mandalas, et les découper de la même manière, afin de couvrir l’espace délimité par le cadre, l’espace non couvert, bien entendu, par le mandala géant. Une photo valant mille mots, je mettrai en ligne, éventuellement, le résultat obtenu. Jusqu’à maintenant, l’idée me plaît et tient la route.
J’ai commencé tout à l’heure le coloriage d’un autre mandala qui arrache moins les yeux, dont les parties à couvrir sont moins petites. J’y vais, cette fois, sans me poser de question, sans choisir la couleur du crayon, advienne que pourra. Pour Les mille et une billes, je me suis demandé, surtout vers la fin, quelle couleur je voulais utiliser, est-ce que cette couleur allait bien s’associer à cette autre déjà appliquée, et il serait peut-être mieux que j’aille vers cette autre, nettement moins foncée… mais cette moins foncée a déjà été utilisée… Or, ces questions me tuent.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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