Jour 188

érablièreFin

Mon projet est-il abouti ? Intéressant ? Réussi ? Je ne le sais pas. Une chose cependant peut être affirmée: il est difficile de prendre une photo en plan droit de cette rencontre des deux murs.

Je suis allée jardiner un petit deux heures en plein soleil, ce matin tôt, couverte de partout pour me protéger des bibittes. Quand je suis entrée dans la maison, pour m’offrir un répit, ma chemise à manches longues était mouillée comme si je sortais d’une baignoire. Après avoir bu une rasade de thé Kombucha bien froid, je suis retournée travailler, portant une autre chemise à manches longues. J’aime ça. Je soumets mon corps à de petites épreuves, en procédant lentement, surtout que je devais forcer en transportant des roches. J’espère que je pourrai réussir un défi semblable encore longtemps.
À propos de défi, justement, artistique cette fois. Difficile de sentir, à partir de cette photo ci-contre, l’effet que produit mon installation murale. Je dirais que j’ai tracé trop de branches et que le résultat manque d’espace pour se déployer, pour respirer. Peut-être que j’ai installé mes rondelles de tricotin –qui représentent des feuilles– trop haut sur les branches, trop près de l’arête du mur. Peut-être aussi que je pourrais ajouter quelques rondelles ici et là, de manière éparse, pour habiller la partie basse des branches. Peut-être enfin qu’un matin je vais me lever, observer l’ensemble et découvrir que ça me plaît, malgré les défauts, les mauvais calculs, le manque d’équilibre…
Confession de mes péchés. Ça ne vaut pas la peine de payer cher ces produits solaires si c’est pour les oublier dans la pochette de la chaise pliante sur laquelle je me suis assise le week-end dernier, nous étions sur le ponton.
– Je ne dois pas oublier de sortir mon flacon de la pochette, me suis-je dit en ramenant ladite chaise dans le garage, à côté du chalet.
Mais je l’y ai oublié. Il s’agit du Vichy de FPS 50. Heureusement, il fait frais dans le garage, le produit n’aura pas été soumis à la température excessive que nous vivons en ce moment. En remplacement, j’applique mon fond de teint Clarins, le restant du tube.
Feux de forêt. Sur le chemin du retour nous ramenant à St-Jean-de-Matha, nous avons convenu Denauzier et moi de prendre quelques minutes pour aller constater l’étendue des dégâts. Arrivés à l’endroit où nous avons vu le sous-bois s’embraser, nous avons emprunté une route de terre qui nous a menés là où j’avais pris mes premières photos des flammes. À vrai dire, il n’y avait pas grand-chose à voir. Le sol était couvert de brindilles de couleur rouille, donc qui n’avaient pas brûlé, et de brindilles noires calcinées. Les branches des arbres n’étaient pas atteintes.
– C’est bizarre, ai-je dit à mon mari, en remontant dans le véhicule, le pantalon couvert de suie, qu’il n’y ait presque rien eu de brûlé alors que la fumée était impressionnante…
– Allons voir par là, a répondu mon mari en empruntant un autre chemin, dont on ne pouvait pas dire que c’était tant que ça un chemin. Nous avons alors découvert une assez grande zone carbonisée de laquelle s’échappait une très forte odeur de fumée. Je suis ressortie photographier l’endroit, à savoir une enfilade de troncs noirs sans branches ni aiguilles, et remontée dans le véhicule, le pantalon encore plus sale et imprégné de l’odeur de la fumée. Il est suspendu sur la corde en ce moment, ballotté par le vent. J’attends qu’il fasse moins chaud, ce soir, pour aller le récupérer.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Jour 188

  1. Jacques Richer dit :

    Chère Lynda,
    Ton oeuvre est vraiment magnifique!
    Je trouve juste dommage qu’on ne puisse pas la voir à plus haute résolution. Jadis,
    tu publiais beaucoup de photos haute-résolution, mais tu as cessé, malheureusement. Pourrais-tu
    faire une exception pour celle-ci?

    Pour ce qui est de la difficulté de la photographier dans son ensemble, te serait-il possible
    de prendre plus de recul encore, en la photographiant à travers une fenêtre ouverte, en plaçant carrément la caméra dehors? Ou tout juste dans le cadre de la fenêtre?

    Bises,
    Jacques R.

    J’aime

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