Jour 189

brulant

Brûlant, en route vers le chalet.

Après avoir confessé mes péchés de consommation en ces temps de restriction, c’était dans mon texte précédent, à propos des crèmes solaires, des savons et des lotions, je ne sais vers quoi me tourner aujourd’hui pour noircir mon écran. Ça fait un petit bout que je me confine dans le silence, et quand j’entreprends d’en sortir c’est toujours difficile. Que s’est-il passé depuis ma confession ? Rien de particulier. Nous sommes allés au chalet et en sommes revenus et repartirons ce jeudi. En somme, nous avons fait la route du retour, hier, pour remplir quelques petites obligations. D’abord, mon mari pensait avoir un rendez-vous pour faire réparer quelque chose sur le camion, mais ce n’est qu’en juin, finalement, qu’il a ce rendez-vous. De mon côté, je voulais venir arroser les plantes, et en planter de nouvelles, des annuelles, agissant ainsi de manière à empirer mon inquiétude de sécheresse quand je serai retournée au chalet. Mais je n’en suis pas à une contradiction près. Nous avons donc, avec mon mari, acheté des géraniums à St-Michel-des-Saints, sur le chemin du retour, car je savais qu’il ne restait plus un seul géranium à la pépinière de St-Jean-de-Matha.
– Est-ce que c’est bien important d’avoir des géraniums sur le terrain ?, a demandé mon mari constatant que les fleurs n’étaient pas données, 4,19$ chacune.
– Ça porte chance, des géraniums rouges, ai-je inventé, et mon mari n’a pas insisté.
Nous avons aussi acheté des bégonias à la pépinière de notre village, cette fois, et des sacs de terre. Et des surfinias. C’est mon mari qui m’a incitée à en acheter, car je me désole, à chaque fois que j’en achète, de les découvrir déjà secs quelques jours à peine après les avoir mis en terre. Bien entendu, le fait de partir régulièrement au chalet ne facilitera pas la résolution de ce problème. Nous avons aussi acheté « des restes », en ce sens que les gens se sont tellement rués dans les pépinières cette année qu’il n’y a plus grand choix sur les longues tables des serres. Ce que j’appelle des restes, ce sont des gazanias qui seront semble-t-il de couleur rose une fois éclos. Ce manque de choix chez le pépiniériste a l’avantage de m’instruire un peu. Le gazania est vivace en milieu méditerranéen, provient de l’Afrique du Sud, et existe en plusieurs couleurs. Reste à voir s’il ne se fera pas manger par les araignées rouges ou les scarabées du rosier.

brulé

Brûlé, sur le chemin du retour, trois jours plus tard.

J’ai la mémoire courte, quand j’affirme qu’il ne s’est rien passé de particulier depuis la publication de mon dernier texte. Nous avons vu naître un feu de forêt sur le chemin qui mène au chalet. Ce n’est pas rien.
– Il faut s’en approcher !, me suis-je exclamée, tout excitée, au moment où nous avons aperçu le gros nuage de fumée noirâtre qui s’élevait au cœur des arbres, mais assez proche de la bordure du chemin.
Mon mari m’a laissé descendre à quelques mètres des flammes pour prendre des photos. J’avais l’impression d’être bien loin du feu de l’action, c’est le cas de le dire, mais aux yeux de mon mari « j’avais les deux pieds dedans » !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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