Jour 197

nuageJaune

Projet en chantier. Je me lance dans des feuilles ?

– Exactement. Je vais essayer de créer la même couleur que celle du métal de la structure, avec mes tubes d’acrylique, et surmonter l’installation de grandes branches d’arbres que je vais tracer au pinceau.
– Tu vas ajouter des feuilles vertes ?, a demandé mon mari.
– Je ne pense pas, surtout si j’arrive à créer une couleur qui ressemble à celle du métal… Et tu me connais, si je me lance dans des feuilles, j’en ai pour des années !
– Penses-tu te rendre jusqu’au plafond ?, a-t-il aussi demandé sans le moindre soupçon d’inquiétude dans la voix.
– Je ne sais pas…
– Penses-tu pouvoir tout effacer si ce n’est pas à ton goût ?
– Difficilement…
– Penses-tu aimer l’effet final ?
– Je n’en ai aucune idée. J’ai peur de trouver le tout un peu kitsch, ou quétaine…
Pendant que je mélangeais mes couleurs d’acrylique, je me suis demandé si ce n’était pas une bonne idée de parsemer les branches, sans feuilles, lorsqu’elles seraient faites, de taches rouges qui auraient représenté des pommes. J’ai alors tricotiné vite fait, avant de me lancer dans la formation des branches, cinq tubes très courts avec de la laine rouge que j’ai ensuite cousus pour en façonner une boule, mais les boules sont nettement trop grosses par rapport à la finesse des branches, je les ai donc déposées dans chacun des pots. Ça ne paraît pas sur la photo, encore une fois, mais la note rouge apporte beaucoup de dynamisme.
J’ai oublié de préciser qu’ayant tricoté beaucoup trop de tubes de laine –parce que je suis excessive– j’en ai tordu quelques-uns avec la même technique du fil de fer et ils garnissent les pots comme autant de cocottes, ou pommes de pin.
Cela m’a pris cinq heures, tracer les branches d’abord au crayon de plomb sur le mur, et les couvrir ensuite de couleur, cinq heures au terme desquelles j’avais pas mal mal au dos pour être restée debout, en position instable, sur un escabeau. Cela fut fait jeudi soir dernier entre cinq et dix heures trente. Mari m’a quittée une heure avant que je termine, pour aller faire dodo car il se couche tôt.
Je suis présentement pour la semaine au chalet. À notre retour à la maison, je vais apporter des nuances de brun aux branches, encore juchée sur l’escabeau, et leur donner un peu d’expansion sur les côtés de manière à ce qu’ils apparaissent moins figés.
Puis, je vais voir ce que je décide, par rapport aux feuilles…
J’envisage aussi d’installer sur le mur perpendiculaire à l’installation, lui aussi couvert de jaune nuage, comme on peut le voir partiellement sur la photo, un miroir sans cadre qui permettrait de décupler l’effet visuel du projet, puisqu’on verrait le projet dans le réel et l’image miroitée du projet réel.
Je m’arrête là, je n’en peux plus, d’autant que ça se pourrait que tout le projet disparaisse s’il s’avère définitivement trop cucul.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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