Jour 208

Au début de notre arrivée en terre d’accueil du lac Miroir, laissant « en bas » le virus faire des siennes, en ce sens que notre chalet se situe « en haut » de St-Michel-des-Saints, je n’ai pas beaucoup lu parce que je voulais terminer le coloriage de mon mandala géant. Je travaille en outre sur un autre projet au tricotin, de telle sorte que priorité n’a pas été accordée à la lecture, dans nos deux premières semaines de vie dans le bois.

J’ai écrit à ce sujet, je reviens au mandala. J’ai apporté de la maison du bas les crayons au gel qu’il me restait d’une collection de cent, et j’ai pris plaisir, cruelle, à me rendre jusqu’à l’extinction de chacun. Sur une quarantaine transportée dans mes bagages, il n’en reste maintenant que quatorze.

Il se trouve que Denauzier m’a offert une deuxième collection de cent, demeurée non entamée depuis que je l’ai reçue, il y a maintenant deux ans. C’est un peu la raison pour laquelle je voulais venir à bout des résistants de ma première centaine. Je voulais passer à la nouvelle équipe, qui offre en outre l’avantage d’être plus garnie et dotée de toutes les couleurs. J’ai souffert, en effet, souffert étant ici un bien grand mot, de ne pas avoir davantage de crayons de gel bleu, en fin de parcours de ce premier mandala.

Je suis, donc, contente d’avoir découvert, par pur hasard, l’existence de ces grands mandalas, car je sais comment je vais utiliser mon prochain lot de crayons, et aussi parce que je sais que je vais les utiliser sans tarder. Il suffit que je me procure de nouvelles impressions de mandalas au magasin, bien que le magasin soit fermé depuis plusieurs semaines et on ne sait pas pour encore combien de temps…

En un mot, alors que je viens d’en écrire plus de cent sur le sujet, je crains que la pâte ne sèche dans le réservoir des crayons de ma nouvelle centaine et qu’ils s’avèrent, si je tarde trop, inutilisables.

Il faut dire aussi que je n’aime pas gaspiller, d’une part, et que je n’aime pas accumuler, d’autre part. La seule manière de faire coexister pacifiquement ces deux tendances est, dans ma compréhension des choses, d’utiliser ce qui me passe entre les mains, et c’est ce que j’ai fait.

Cependant, je dois avouer que je me délecte peut-être davantage que la moyenne des gens de la satisfaction d’être venue à bout des objets matériels. Je pense à mes rouges à lèvres, dont il a été question dans ces chroniques il y a un moment, justement parce que je faisais tout mon possible pour finir mes tubes.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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