Jour 212

moi61

61 ans ce 6 avril par un très beau temps.

Premier jour de ma 62e année. Ci-contre en compagnie de la croustade aux pommes que nous avons dégustée ce midi. Dégustée est un bien grand mot car les restrictions quant aux ingrédients dont nous disposons ont tout juste permis d’obtenir un résultat correct. J’ai fait flamber les pommes dans un peu de cognac, cela étant.
Je l’ai fait exprès de laisser, sur la photo représentant ma personne illustre, une partie du contenant maintenant vide de moutarde, à l’extrême gauche, afin de rendre compte d’un élément de plus qui fait désormais partie du passé. J’ai expliqué hier que j’aimerais en effet me rendre jusqu’à l’épuisement de nos denrées et ne quitter le bois qu’à partir du moment où le garde-manger et le frigo vides nous y obligeront. En ce jour de mon anniversaire, et c’est un début, nous sommes venus à bout, donc, de la moutarde, et venue à bout aussi, je parle ici en mon seul nom, de trois crayons gel qui me servent à colorier le mandala. Trois autres sont presque vides que je compte utiliser aujourd’hui jusqu’à ce que leur destination finale ne les appelle, à savoir la poubelle.
Ça ne paraît pas sur la photo que les cheveux qui me couvrent le crâne les couvrent en deux tons, encore du blond aux extrémités, et du gris de la racine à ces extrémités. C’est une conséquence du confinement.
Ça ne paraît pas non plus sur la photo que mon bol de croustade est déposé sur une serviette de table couverte d’une tache de moutarde. Par le plus merveilleux hasard, le manche de la cuiller qui se trouve dans le bol de mon mari cache parfaitement la tache. Il ne s’agit pas de serviettes de table en tant que telles, mais de papier essuie-tout plié en deux.
Ma fille m’a offert en cadeau un enregistrement à quatre voix du traditionnel Bonne fête, les quatre voix étant à chaque fois la sienne. Elle fait cela avec le logiciel MelodyLab. Elle a aussi accepté de porter un chandail identique au mien, acheté à Barcelone ?, pendant notre Facetime quotidien, de telle sorte que je dispose de plusieurs photos de nous deux habillées de la même manière, car elle m’a montré comment prendre une photo pendant qu’on se parle sur Facetime. Elle m’a aussi envoyé des photos magnifiques de sa ville où l’eau de l’Ill apparaît lisse comme un miroir sous un soleil magnifique. Il fait plus de 20 degrés là-bas, m’a-t-elle dit, et cela compromet, comme on peut le lire dans les journaux, le maintien du confinement.
Mon frère m’a fait voir par Facetime à quel point est beau le gâteau qui a été préparé pour mon anniversaire, mais les échanges virtuels ont ceci de moins pratique qu’on ne peut manger ledit gâteau. Il va s’en charger, m’a-t-il dit.
Mon mari m’a proposé de marcher sur le lac gelé malgré qu’il ait encore mal au pied qu’il a cassé. Il nous a fait des hamburgers sur le BBQ que nous utilisions pour la première fois de l’année 2020.
Rien d’important, ou que des moments importants, c’est selon, pour ce grandiose événement célébré en confinement.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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