Jour 237

BetSJ’écris tout à l’imparfait dans mon récit de vie, ou au passé composé, parfois au passé simple. Blandine de Caunes arrive à jouer davantage avec les temps de verbe, ça rend le texte plus vivant, moins monotone. Mais Simone écrit essentiellement à l’imparfait, donc je me sens moins seule dans ma catégorie. Mon texte est truffé de Je me rappelle que, Je me demande, Il me semble, Je pense que… J’arrangerai ça en temps et lieu. Je suis quand même contente de la progression de mon projet. Je suis rendue à la page 59, je peux considérer que c’est près du tiers des pages que je désire produire, en me donnant une marge d’erreur pour les paragraphes que je vais supprimer.
En me couchant hier, je me suis dit qu’il fallait que je développe telle partie du récit, pour donner plus de consistance à tel personnage. Habituellement, quand je me dis ça, je ne le fais pas. Je me rends dans le texte, là où il est question du personnage en question, je pense un peu à mon affaire, rien ne vient, alors je fais défiler le texte, je tombe sur un autre passage, où il me semble que tel ajustement est nécessaire, tel ajout judicieux, et d’une chose à l’autre je travaille autrement que prévu. Aujourd’hui, j’ai décrit deux nouveaux personnages que je n’aurais jamais imaginé introduire, or je trouve que j’arrive à les décrire suffisamment bien pour qu’on puisse imaginer leur influence sur les autres membres de leur (mon) entourage.
J’avais lu de bons commentaires à propos de la Cérémonie, sur le web, or j’ai été déçue. D’abord je ne vois pas en quoi on peut parler de Cérémonie. Le texte s’attarde à retracer, de manière très résumée, ce que faisait Sartre, à tel moment de sa vie, et quels étaient alors ses ennuis de santé, quand il en avait. On suit Sartre sur une période de dix ans. Leur vie s’accorde au cycle des saisons, en ce sens que dans les environs des vacances de Pâques, ils partaient en voyage à l’extérieur de Paris. En été, ils allaient passer le mois d’août en Italie. Le nom de Junas revient souvent, je découvre que c’est une ville dans le département du Gard où Sartre, peut-être plus souvent que Simone, se rendait en vacances. Simone voyageait avec une Sylvie, très présente dans le livre non en tant que personnage qui fait progresser l’action, mais en tant qu’accompagnatrice quasiment permanente de notre amie Simone. Il s’agit peut-être de Sylvie Le Bon, que Beauvoir a adoptée à la fin de sa vie. Autour de Sartre, gravitent quelques femmes, une Wanda, une Arlette, une amie grecque également, Mélina. Je me demande (comme je passe mon temps à le faire dans mon récit) si Simone a d’abord eu une relation homosexuelle avec cette fidèle Sylvie, admettons que ce soit Sylvie Le Bon, avant de l’adopter. Bof, je ne peux pas dire que ça m’intéresse tellement. Si je voulais le savoir, il faudrait que je lise le livre Tout compte fait.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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