Jour 240

fevertreeFinalement ce sont les Chiefs de Kansas City qui ont gagné le Super Bowl. Le Québec vient de se découvrir un nouvel idole en la personne de Laurent Duvernay-Tardif qui fait partie de l’équipe, tout en ayant parallèlement poursuivi des études de médecine à l’Université McGill. Quand la partie s’est terminée, les journalistes de la chaîne de télévision américaine, peut-être Fox ?, ne sont pas allés le voir pour recevoir ses commentaires. Ils s’en sont tenus aux joueurs vedettes que je serais incapable de nommer ici.
– C’est dommage, a dit notre amie, j’aurais aimé le voir et l’entendre, je ne le connais pas.
– Si on change de chaîne et qu’on sélectionne LCN, je gagerais ma chemise qu’on va tomber pile sur un reportage qui fait son éloge, ai-je suggéré.
C’est ce que notre amie a fait au terme de quelques secondes de manipulation de la télécommande. Qu’est-ce qui est immédiatement apparu à l’écran ? L’équipe des Chiefs en liesse sous une pluie diluvienne de confettis de papier, puis un reportage sur la boulangerie que tiennent les parents de Laurent, dans la ville de St-Hilaire. Parfois, j’avoue, ma perspicacité me surprend !
Pendant le match, j’ai fait du tricotin au point que j’en ai mal aux mains. J’ai maintenant quatre mini tubes de laine de confectionnés pour mon projet de sculpture. Il m’en reste 96 à faire !
Mon mari m’a orientée vers un nouveau défi. Nous n’allons pas boire d’alcool pendant le mois de février. Je pense que c’est un mouvement à la mode qui s’implante avec les années. J’adore introduire de tels petits changements dans ma vie quotidienne. Je me suis empressée de ranger notre vinier, duquel il est si facile d’extraire un filet de rouge par ci, un filet de rouge par là, le soir avant le souper. Je venais d’acheter des bouteilles d’eau gazéifiée de la marque Fever-Tree, cependant, pour mélanger avec un peu de gin. Une once de gin, normalement, pour un verre de grandeur normale, deux onces généreuses quand c’est mari qui est aux commandes pour un verre de même grandeur. L’eau contient de la quinine. J’étais dans le Métro d’alimentation quand j’ai remarqué ces bouteilles pour la première fois. J’ai aussitôt été aspirée par le film Out of Africa, d’après le roman de Karen Blixen –qui était l’auteure préférée de François. Les personnages –Meryl Streep au premier plan, magnifiquement vêtue de lin ou de coton blanc– prenaient de la quinine lorsqu’ils se sentaient fiévreux. Tout ça pour dire que je me propose de boire le liquide de la bouteille tout nu, sans gin, mais ça m’étonnerait que je puisse discerner la saveur de la quinine. Je serais prête à ne boire de l’alcool qu’en cas de réunions, d’invitations, d’événements festifs, comme je le faisais du temps de ma vie à Montréal. Pour mon mari, ce serait introduire une manière de vivre notre quotidien très très très nouvelle !
Un mot enfin à propos du gâteau circulaire au caramel que j’ai offert aux amis hier. Sur une note positive, ils ne m’ont pas grondée de l’avoir apporté. Sur une note mitigée, il se laissait manger, mais sans plus.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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