Jour 247

Plamondon

Regard intelligent et déterminé. Éric Plamondon. Sur d’autres photos, il a moins de cheveux à l’avant du crâne, donc cette photo quelques années. C’est Oscarine qui me l’a fait connaître en me parlant du livre « Mayonnaise ». J’ai voulu feuilleter ce matin sa trilogie intitulée « 1984 », que j’ai cherchée partout, et que je pense avoir laissée au chalet… et de même pour Taqawan. Ça ne fait pas mon affaire.

Ça y est ! J’ai trouvé la forme que je veux donner au récit de ma vie. Fiou ! Hier j’étais pas mal déprimée, j’avais peur d’être obligée de concéder que je n’allais jamais y arriver. Dans mon programme de baccalauréat en littérature à l’Université Laval, on avait quatre cours de « lectures et formes » : autour de l’essai, du roman, du théâtre, de la poésie. Mon récit appartient définitivement à la forme du roman, un roman d’inspiration autobiographique. Mais il ne s’agit pas d’une autobiographie, parce qu’il s’y glisse des inventions, des interprétations en masse, beaucoup d’imprécisions dans la chronologie des événements, et aucune vérification disons archivistique ou journalistique ou historique.
En me reportant à ces quatre grandes rubriques, je n’ai pas tant trouvé la forme que je veux donner à mon récit, comme je viens pourtant de l’écrire, que la structure. J’ai trouvé la structure sur laquelle je désire m’appuyer pour écrire mon récit.
J’ai testé cette « approche structurelle », si on peut dire, ce matin, et pour l’instant ça me satisfait. Je m’inspire un peu d’Éric Plamondon, pour ceux qui le connaissent. Il s’agit d’un auteur né au Québec mais vivant en France depuis un bon moment. Il est né dix ans après moi. Il a fait des études en journalisme et en économie. Il s’intéresse aux sciences. Il divise ses textes en petits blocs et c’est cette approche morcelée qui m’amène à dire que je m’inspire de sa manière d’écrire.
Le fait d’avoir trouvé cette structure ne me procure pas pour autant un gain soudain de cinquante pages, qui serait le tiers de ce que je veux accumuler en nombre de pages final. Je n’en suis qu’à trente. Et je devrais, je sais, arrêter de penser au nombre de pages.
Je ne suis pas capable d’écrire comme Blandine de Caunes, la fille de Benoîte. Elle a toute mon admiration. Commencer un récit et le tenir en un seul morceau du début à la fin, c’est comme porter une montagne de la seule force de mes poignets affaiblis chacun par une entorse depuis ma chute. Porter cette montagne en donnant vie à mon récit dans un seul et même et long souffle, c’est trop pour mes capacités. Je meurs au bout de quelques pages. J’étais morte, hier, avant la trentième. Mais y aller selon cette idée de structure qui m’est venue hier, qui m’est venue hier avant de m’endormir, ça change tout. J’ai éteint la lumière après avoir lu une vingtaine de pages de la Cérémonie. C’est très répétitif et il est clair ici que Simone s’appuie sur des dates consignées quelque part, sur des écrits, sur des notes préalables. Elle est mieux organisée que je ne le suis.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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