Jour 287

Linda

Linda c’est moi. C’est aussi une limonade en Espagne. De même qu’un savon en Italie.

Quand je constate à quel point c’est facile de ne pas écrire mon texte du jour, à quel point, en voyage du moins, ça ne me manque pas, je me demande comment j’ai bien pu tenir le rythme depuis maintenant huit ans et demi !
Je me demande aussi comment je vais faire pour le soutenir pendant encore un an et demi.
Et qu’est-ce que je vais bien faire de tous ces textes écrits quand j’aurai fini mon défi !
En attendant, je suis à Strasbourg. Nous avons passé sept jours à Paris, cinq à Barcelone, et nous partons demain à Fribourg pour deux jours.
Voici, pêle-mêle, quelques réflexions tirées de ces pérégrinations. Je ne me donne pas la peine de les organiser. Je les écris comme elles viennent, histoire de me refaire un peu la main, sans pour autant me casser la tête, parce que je me la casse souvent.
Je savais, avant même de me mettre à l’écriture de ce texte, que j’allais vouloir aborder le thème de la température. La température humide qui nous gruge les os quand on est, comme je le suis, sexagénaire. Seigneur que c’est éprouvant pour le moral ! Seigneur que je vis dans un grand confort à la maison de St-Jean-de-Matha, le dos caressé par les flammes du foyer quand je décide que j’ai besoin d’aller me faire ainsi caresser le dos pour me tenir au chaud. C’est sûr que le confort est affaire de budget. Pour notre séjour à Paris, qui s’est décidé à la dernière minute, je disposais d’un petit budget, alors nous avons loué un appartement selon la formule AirB&B. Au sixième étage d’un quartier populaire, sans ascenseur, avec nos valises, un appartement grand comme un dé à coudre, humide à tel point que j’avais l’impression de dormir dans une baignoire.
En d’autres mots, ce voyage m’a permis de constater que je n’ai plus vingt ans. Parce que je sais, pour l’avoir vécu dans la vingtaine, que la température grise de l’hiver français me dérangeait moins.
En même temps, je suis encore capable de suivre le rythme, en ce sens qu’Emmanuelle marche à une vitesse incroyablement rapide et j’ai été capable de la suivre. Il faut dire que nous avons souvent été prises de cours par la grève des transports, et qu’être prises de cours, dans ce contexte, ça veut dire cavaler jusqu’à un autobus dans une gare routière qui exerçait sur mon mental le même effet qu’un mirage : on marche comme des bonnes et on n’y arrive jamais.
Les lecteurs qui m’auront un peu suivie sur Facebook auront retenu que notre voyage s’est aussi décliné sur le thème du rouge à lèvres, soit rose, soit mauve. Quand ce ne fut pas le rouge à lèvres qui s’avérât mauve, ce furent nos « pulls » Zara au col cheminée et dont la fibre est d’une douceur incroyable.
Pour les intimes, à savoir le papa et les frères d’Emma, et pour mon mari, nous avons joué aux blogueuses, Emma et moi, en enregistrant de courtes vidéos qui relataient nos aventures. Voilà donc trois thèmes dans ce premier texte : l’humidité, le rouge à lèvres, les capsules vidéo.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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