Jour 310

Casey1erNOV

Route traversée d’une large fissure d’eau et de boue.

Nous aurons eu une tempête de pluie et de vent et je ne m’en serai rendu compte qu’en cours de trajet pour atteindre le chalet, le lendemain vendredi. Difficile de ne pas m’en rendre compte, comme en témoigne la photo ci-contre. Habituellement, il faut deux heures pour franchir la distance entre la maison et le chalet. Cette fois-ci, il en a fallu trois, parce qu’il y avait des trous et des mares de boue partout qui nous obligeaient à rouler à 40 km/h. Il est possible que nous ayons à prendre une autre route, pour le chemin du retour demain dimanche, car cette fissure se sera élargie. Je dirais qu’il est impossible qu’elle ne se soit pas élargie, d’une part, et qu’il aussi impossible qu’elle ait été réparée pendant un week-end, d’autre part. Quand on regarde la photo, on devine qu’à l’extrême gauche la fissure est moins prononcée, c’est à cet endroit que mon mari et que son frère sont passés chacun dans leur camion, mais je ne miserais pas sur la possibilité de faire le trajet inverse en passant au même endroit. À suivre, un jour à la fois, aujourd’hui c’est samedi.
Il était nécessaire de venir dans le bois, malgré les mauvaises routes, pour y terminer des travaux chez le frère de Denauzier, avant l’arrivée de l’hiver. Les hommes, ils sont quatre, auront travaillé toute la journée pendant que j’aurai écrit, entré du bois pour le foyer, passé le balai, marché mes 10 000 pas et conduit le quatre roues pour aller vérifier l’état des habitations voisines. Les entrées de quatre chalets sont bloquées par des troncs ou des arbres tombés sous l’effet du vent, mais il n’y a rien de catastrophique. Aucun bris. Quand nous sommes arrivés, nous avons découvert que le cadenas qui maintient en place une chaîne de part et d’autre de notre entrée avait été forcé, il traînait par terre et de même la chaîne.
– Nous avons été cambriolés !, a dit mon mari. J’ai donc bien fait de ne pas avoir laissé traîner mes moteurs de bateau !
J’ai été la première à entrer dans le chalet, tout était intact, j’étais presque déçue parce que je suis toujours à la recherche d’un petit swing qui retrousse pour rendre ma vie plus excitante. Nous sommes allés chez le voisin, idem, tout était intact. En fin de compte, c’est une grosse branche qui serait tombée sur notre cadenas et qui l’aurait cassé.
Dans un registre à l’opposé du bois et des chemins de terre, je termine ce texte à la Maison symphonique, où était ma sœur un soir de la semaine dernière. Elle était assise avec ses amis et placotait avec eux lorsqu’une main a touché son épaule. Elle s’est tournée et s’est trouvée devant mon ex belle-sœur, du temps de ma vie avec Jacques-Yvan.
– À seulement entendre ta voix, j’ai tout de suite su que tu étais la sœur de Lynda, a dit l’ex belle-sœur. C’est incroyable à quel point vos voix sont identiques !
Décidément, je suis la fille de mon père et la sœur de ma sœur !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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