Jour 315

canard

Mouette et quenouilles en étain, un cadeau de ma soeur, fabriqué en 1988 par Pewter Canada, une entreprise artisanale de la Nouvelle-Écosse.

À propos de la nourriture, en lien avec le texte d’hier. Je m’apprêtais à écrire mon texte du jour, ayant terminé quelques corvées de ménage, lorsque notre ami fournisseur d’huîtres est venu m’offrir de manger des huîtres. Là, là, drette là.
– On fait ça où ?, ai-je demandé.
– Sur ta grosse roche plate, a-t-il répondu en désignant la roche de son bras tendu.
Ça commence bien la semaine. Nous voilà deux énergumènes debout dehors près de la grosse roche plate, dans l’allée qui mène à la maison, sous un ciel gris, dans les couleurs gris et rouille de cette fin d’automne, nous extasiant tellement c’est bon. Nous extasiant dix-huit fois, chacun neuf fois, pour dix-huit huîtres à deux.
Pour compléter ce festin, de retour dans la maison, je me suis servi du fromage accompagné de ma gelée de raisins, et d’un café. De quoi me pourlécher les babines.
Je me sens maintenant d’attaque. Mais, bien entendu, je ne sais pas quoi attaquer !
Je pourrais commencer par nommer ce que j’ai ce matin attaqué, en ne m’étendant pas trop, parce que ce n’est guère intéressant, à savoir les triage, lavage, étendage et séchage du linge, pendant que commençait à cuire, dans la mijoteuse, les haricots secs accompagnés des trois perdrix de mon mari.
Autrement dit, j’ai démarré la cuisson des haricots et des perdrix avant d’entamer les tâches courantes de ce lundi matin. J’ai mélangé un peu de tout pour colorer l’eau, ce un peu de tout étant nettement exagéré en ce sens que j’ai suivi les conseils qui étaient imprimés sur le sac des haricots : mélasse, moutarde sèche, ketchup du commerce, vinaigre de cidre, une cuillerée de cassonade, deux feuilles de laurier coupées de notre plant –qui m’a été donné par notre fournisseur d’huîtres. Mon plant d’ailleurs se porte mieux que le sien. Je l’installe à la mi-ombre l’été, sous la vigne, et au plein soleil en hiver devant la fenêtre de mon bureau.–
J’ai mélangé ces ingrédients entre eux avant de les verser dans l’eau des haricots, eau dans laquelle flottaient déjà les morceaux grossièrement coupés de deux oignons. Dans l’espoir d’attendrir la chair des perdrix, j’ai programmé une cuisson de huit heures, à haute température, mais il est possible en cours de route que je choisisse la basse température. Fidèle à mon tempérament excessif, la mijoteuse s’est trouvée remplie à ras bord. Je vais sous peu ajouter de la pancetta coupée en petits cubes —pancetta elle aussi fournie par notre voisin fin gourmet.
Je pourrais conclure ce texte en me moquant encore une fois, tendrement, de mon époux. Comme il se relevait de l’endroit où il était assis à la table, un bruit s’est fait entendre de quelque objet qui tombe sur le plancher.
– Qu’est-ce qui est tombé ?, ai-je demandé.
C’est l’objet décoratif en photo ci-dessus qui est tombé, je l’avais négligemment appuyé sur le bord de la fenêtre. Il est conçu pour être suspendu au mur.
– Je ne sais pas, a répondu mon mari en fixant l’objet. On dirait un médaillon de ceinture.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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