Jour 320

méné

Je découvre sur Wikipédia que méné est la déformation, en français, du mot minnow, en anglais.

Mince ! J’ai oublié un animal dans mon texte d’hier. Le plus petit, plus petit qu’une souris.
– Viens voir !, ai-je lancé à ma belle-fille.
Nous étions dans le chalet et je m’apprêtais à laver la vaisselle. Comme Denauzier a coupé l’accès à l’eau en raison de l’hiver qui approche, nous allons chercher de l’eau au lac au moyen de gros seaux; nous les apportons dans le chalet; j’essaie de verser l’eau du seau dans une grosse casserole en forçant comme une bonne; je mets la casserole à chauffer sur la cuisinière en forçant tout autant pour la soulever jusqu’à la plaque de gaz; quand l’eau commence à être pas mal chaude, je dépose la casserole dans l’évier qui devient, du coup, le bac dans lequel bien sûr j’aurai ajouté du savon.
Fiou ! Quelle longue description pour une opération sans intérêt mais associée, dans mon esprit, à un effort physique qui frôle la limite de ma force de moins en moins herculéenne au fil des ans.
J’en étais rendue à l’étape d’avoir versé l’eau du seau dans la casserole, quand j’ai demandé à ma belle-fille de venir voir ce que je voyais moi-même.
– La souris que le chien a voulu manger hier ?!, a tout de suite pensé ma belle-fille en s’approchant.
Je n’ai pas répondu pour qu’elle pense que, peut-être, une souris gisait là quelque part à mes pieds. Mais ce n’était pas une souris en train de gésir, c’était un animal vivant.
– Oh !, s’est alors exclamée tendrement ma belle-fille, découvrant un méné qui nageait dans la casserole.
– Viens voir !, ai-je ensuite lancé à mon mari qui n’avait pas le temps de venir voir parce qu’il cherchait un outil pour réparer un moteur quelconque, qui est venu voir pareil pour me faire plaisir, et qui s’est attendri lui aussi, mais moins longtemps que sa fille et moi.
Pour que le méné ne se mette pas à cuire dans l’eau bouillante, je l’ai sorti de la grosse casserole au moyen d’une petite casserole et je suis allée le remettre dans l’eau du lac. Les premières secondes, immobile, il a semblé désorienté par l’immensité de son habitat naturel, puis il s’est mis à bouger et s’est éloigné.
Voilà qui clôt le récit de l’aventure animalière de notre week-end.
Un mot cependant, en conclusion, sur le même sujet. L’été dernier nous avons déposé une marche de bois sur la galerie, devant la porte patio, au chalet, pour que les petits, dont les jambes sont courtes, puissent la franchir facilement. Ce dernier week-end, j’ai remarqué que la surface horizontale du bois portait des marques qui ne sont pas celles des pattes du chien de ma belle-fille. Il s’agit de lignes gravées dans le bois qui pourraient provenir de pattes dotées de griffes… ? Les lignes sont fines, alors ce ne seraient pas des lignes tracées par des pattes d’ours ? Mais peut-être de loups ? À suivre.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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