Jour 338

Je ne pensais pas m’attarder si longuement sur l’aventure de la recherche de l’autobus à l’aéroport de Francfort, dans mon texte précédent.
Je poursuis. Le 4, nous étions à Strasbourg. Le 7, nous sommes allées voir une de mes amies qui habite Gundelfingen, dans le sud de l’Allemagne. Nous y sommes allées en autobus. Ce fut très facile, pour chouchou, de réserver les billets à l’avance au moyen de son téléphone. Elle a fait ça debout, en plein milieu de la gare, en deux secondes. On n’avait pas encore accès à Internet, à l’appartement, alors on se rendait deux fois par jour profiter du service wifi de la gare, qui est à deux pas de chez Emma, pour avoir des nouvelles ou pour en donner.
Peu importe le wifi. Le 11, nous sommes allées à Bruxelles chez une autre de mes amies, et ce jusqu’au 15. Nous avons fait une petite virée jusqu’à la Mer du Nord, et de là jusqu’aux Pays Bas, dans la partie méridionale dite de la Zélande.
Les 16 et 17 j’étais seule avec moi-même le jour à Strasbourg, pendant que chouchou commençait ses cours.
Les soirs de tous les jours où nous avons été à Strasbourg, et à partir du moment où nous avons eu accès au service Internet, nous avons écouté quelques épisodes d’une série américaine qui s’intitule The Big Bang Theory. Ce doit être connu, j’imagine, d’autant que la série n’est pas jeune, mais bien entendu je ne la connaissais pas.
Le 18 je suis revenue à Montréal, moyennant un enchaînement d’événements que je qualifie de rocambolesques. Je passe rapidement sur le passage de notre séparation, ma fille et moi, sur le quai de la gare, qui nous a vues nous enlacer longuement en hoquetant.
Je n’ai pas hoqueté aussi longtemps que je l’aurais voulu, cependant, car je me faisais du souci à propos de la borne.
– Quand je vais arriver à la borne, à l’aéroport, ai-je demandé une dernière fois à Emmanuelle, je vais devoir faire les mêmes choses que celles que nous avons faites à Montréal ?
– Exact. C’est hyper simple, maman, tu déposes ton passeport à la page de ta photo, évidemment, sur le lecteur de la borne, et là tu réponds à des questions par rapport, essentiellement, à tes bagages. Tu reçois en retour une lisière en papier que tu colles à la poignée de ta valise.
– Et je vais ensuite déposer ma valise sur le tapis automatisé qui va reconnaître l’avion où doit aller ma valise en raison du code barres de la lisière en papier ?
– Tu as tout compris, m’a dit ma fille.
– Si c’est si simple, comment ça se fait que je vois ça compliqué ?, ai-je soupiré.
Je suis montée dans le train et après huit minutes de trajet j’arrivais à l’aéroport. J’étais en masse d’avance pour me donner la possibilité de me tromper plusieurs fois lors des étapes préalables à l’embarquement, sans pour autant rater mon vol. Dans l’aéroport, nulle borne, nul automatisme, seulement un comptoir d’enregistrement, seulement une dame audit comptoir.
– Bonjour madame, me dit l’employée. J’imagine que vous partez pour Munich ?
– En effet, ai-je répondu.
– Le vol est annulé, a-t-elle répondu.
– C’est une blague ?, me suis-je exclamée en riant.
– On ne fait pas de telles blagues, madame, dans un aéroport.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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