Jour 339

Je récapitule.
Le 3 septembre, par un temps magnifique, j’ai pris l’avion pour Strasbourg avec chouchou. Nous voyagions avec Air Canada jusqu’à notre escale à Francfort, où nous sommes arrivées le 4. Nous avons eu de la difficulté à trouver l’endroit où il fallait nous rendre pour prendre l’autobus nous menant à Strasbourg. Il faut dire que l’aéroport est grand et que c’est un peu déstabilisant de ne pas du tout parler la langue première. Les gens auxquels nous nous adressions, en anglais, nous donnaient toutes sortes d’indications contradictoires, comme l’ont fait récemment, mais je ne le savais pas encore, les cardiologues du CHUM !
– Allez par là, puis ensuite par là…, nous disaient-ils.
On tournait en rond.
– Ça ne se peut pas qu’on doive aller dans cette direction, a dit Emmanuelle à un moment donné. Allons plutôt par là.
En nous dirigeant vers ce là, nous sommes tombées sur un employé qui se reposait, assis sur une chaise dans un coin. Un employé affecté à l’entretien, je dirais.
– Monsieur, lui avons-nous demandé toujours en anglais, savez-vous où nous devons nous rendre pour prendre l’autobus ?
– Vous y êtes, a-t-il répondu en pointant un endroit du bout du doigt.
– Devons-nous enregistrer nos bagages ?, avons-nous demandé.
– Pas du tout ! Vous déposez vos bagages dans la soute, vous montez dans l’autobus et le tour est joué.
Il parlait bien l’anglais, autrement dit.
Nous nous sommes dirigées vers ce là où pointait son doigt. Nous sommes alors tombées sur une femme qui arrivait, nous dit-elle, d’Estonie. Elle attendait le même autobus que nous.
– Vous allez voir, a-t-elle mentionné, vous ne pouvez pas le manquer, il arbore les mêmes couleurs jaune et marine que les avions de la Lufthansa.
Au bout d’un moment, l’autobus n’arrivant pas et affichant même un retard de dix minutes, nous avons demandé à la même dame s’il était fréquent que l’autobus soit en retard. Elle n’a pas eu le temps de nous répondre car un homme se dirigeait vers nous, portant une chemise aussi blanche qu’était blanc l’autobus derrière lui.
– L’autobus pour Strasbourg n’attend que vous, nous a-t-il dit avec un grand sourire. Vous allez bien à Strasbourg ?
Il en était, on le devine, le chauffeur.
Je profite de cette brève description de notre arrivée en terre européenne allemande pour ajouter que ma fille me faisait traîner –sur roulettes– une énorme valise. Elle en traînait une elle-même. Mes vêtements pour mon bref séjour strasbourgeois tenaient dans un petit sac à main. La grosse valise que je traînais contenait certaines des multiples choses dont ma fille aura besoin cette année. La valise, malheureusement, était trop lourde pour moi, et ce d’autant que le manque de sommeil et le décalage horaire ne me faisaient pas profiter d’une forme et d’une force optimales. À deux reprises, dans les escaliers électriques, j’ai échappé la valise qui a tourné sur elle-même jusqu’au peigne de la première marche pour ensuite remonter jusqu’à nous. Personne, heureusement, n’a été blessé.
Au terme de sept heures de vol, et de deux heures et demie d’autobus, nous arrivions à Strasbourg. Il faisait aussi beau et chaud qu’à Montréal la veille.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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