Jour 347

Agrandir la table de teck dans la véranda à l’aide du panneau central et la couvrir de ma nouvelle acquisition, une nappe fort jolie que j’ai quêtée à tantine. Nous serons six ce soir pour souper.
Bibi et moi avons passé l’après-midi ensemble hier. C’est ainsi qu’elle m’a accompagnée à la bijouterie, que nous avons bu un café à la Brûlerie du Roy et placoté en masse avant que j’aille nourrir papa en fin d’après-midi.
Changer les draps du lit dans lequel a dormi notre petite-fille, en prévision de l’arrivée de Thrissa la semaine prochaine, qui dormira dans le même lit, ainsi que son mari.
Denauzier est un homme de dernière minute quand il doit se frotter à un événement, une tâche, une obligation qui ne lui tentent pas trop. Décorer le coussin que nous offrons en cadeau ne lui tentait pas trop. Alors il s’y est mis tout à l’heure, à treize heures.
Étendre sur les dossiers de chaises les vêtements et les draps que j’ai fait laver. Sur les dossiers de chaises parce qu’il pleut aujourd’hui.
Finir Une vie d’artiste, à savoir la vie de Léo, avant de partir à Strasbourg.
Gratter délicatement le plancher dans la salle à manger, là où des taches d’acrylique se sont accumulées lorsque nous avons fait des arts plastiques, la petite et moi.
Hier soir, j’ai arrosé toutes les plates-bandes comme une bonne, pendant une heure et demie, selon mon mari, pour me réveiller, ce matin, au son de la pluie…
Inventer une manière d’enjoliver les toiles que la petite a couvertes de grosses taches sombres. J’aimerais enlever les toiles qui décorent nos murs et en installer de nouvelles, mais je n’en ai pas.
J‘ai voulu faire une liste de tout ce que j’ai à faire ces prochains jours avant mon départ pour Strasbourg, mais je n’en ai pas pris le temps.
Kilos en trop. Bibi et moi avons parlé de ça, hier, brièvement, au cours de notre conversation sur la terrasse de la brûlerie.
Laver les vitres, surtout celles des portes patios, dans notre chambre à coucher. Je devrais écrire du bout de l’index, comme on le voit souvent sur les voitures sales, « Lave-moi » !
Me couvrir le corps et le visage de crème hydratante. C’est drôle à dire, mais ça m’arrive souvent de l’oublier.
Nous recevons notre ami voisin pour souligner ses 70 ans et allons lui offrir, tel que je l’ai annoncé déjà trop de fois, notre coussin collectif.
Ne pas oublier de respirer. À cet égard, j’ai acheté à l’abbaye des moines, à St-Jean-de-Matha, un livre sur la méditation dont le titre m’échappe pour le moment, mais je vais y revenir plus tard.
Ouf ! Je suis fatiguée et les invités ne sont même pas arrivés !
Passer l’aspirateur partout en frottant particulièrement sur les tapis couverts de cheveux et de sciure de bois, je ne sais pas comment ça se fait, la sciure de bois, on n’a pas encore commencé à alimenter le foyer.
Que je suis cocotte ! Ce n’est pas une Seiko, ma montremais une Pulsar ! Or, Pulsar appartient à Seiko, ainsi que Lorus. Lorus se situe au bas de la gamme, Pulsar au milieu, Seiko au top.
Ramasser. C’est ce que mon mari m’oblige à faire tout le temps. Ramasser ses traîneries, ses outils, ses vêtements, ses lampes de poche, ses fils d’informatique, ses clous, ses cure-dents…
Sise boulevard Manseau, à Joliette, la bijouterie Bélanger offre un excellent service. Je porte depuis hier un bracelet en acier, en remplacement de mon bracelet de cuir. Le résultat me plaît beaucoup.
– Quel bracelet choisiriez-vous ?, ai-je demandé au bijoutier.
– Je sais lequel je préfère, mais je ne réponds pas pour ne pas vous influencer.
– C’est justement ce que je désire, me laisser influencer, ai-je soupiré.
– Vous voulez que je choisisse à votre place ?, s’est étonné l’homme.
– Pourquoi pas ? Vous connaissez ça mieux que moi, les bijoux, les modes, les agencements…
– Alors on y va pour celui-ci, a-t-il répondu.
Lorsque je serai moins fatiguée, je mettrai en ligne une photo de ma montre avant, avec bracelet de cuir brun, et une photo de ma montre maintenant, dans sa nouvelle allure depuis hier.
Téléphoner à la caisse populaire de mon village pour savoir si elle offre le service de changer mes dollars en euros. Si oui, m’y rendre sans faute la semaine prochaine.
Un jour à la fois. Je suis tellement à la course que je prends les devants. Depuis ce matin, je me surprends à me dire qu’on n’est pas jeudi, mais mercredi. Deux minutes après, je me pense à nouveau jeudi.
Venir en aide à mon mari qui a des problèmes avec son nouvel ordinateur, il n’arrive pas à lire ses courriels.
Wow !? J’espère cette onomatopée dans la bouche de notre ami lorsqu’il ouvrira son cadeau tout à l’heure.
XXX aurait été la manière d’exprimer nos bisous sur la carte d’anniversaire destinée à cet ami, si carte d’anniversaire avait été achetée.
Y avoir pensé, cela dit, je ne suis pas certaine que j’en aurais acheté une à cause de la banalité du texte à l’intérieur.
Zut ! Les invités sonnent à la porte ! Je publie sans même me relire !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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