Jour 361

dards-501

Jeu de dards, aussi appelé jeu de fléchettes.

Ma vie en quelques chiffres.
Nous avons accumulé six coussins tricotés, sur huit à produire. J’écris au « nous » puisque ma cousine a été très active en ce domaine. J’ai entamé parallèlement un projet de tricot « de groupe », c’est-à-dire que nous serons cinq personnes à tricoter chacune notre tour une même housse de coussin que nous allons offrir en cadeau à notre ami voisin pour son anniversaire. Sur les cinq personnes, trois sont femmes et deux sont hommes.
– Il est hors de question que je tricote, m’a répondu mon mari. Oublie ça.
– Si on me met des aiguilles entre les mains, je les utilise comme des dards et je rate la cible, a répondu l’autre.
– Je ne sais que tricoter « à l’endroit », a répondu une des femmes.
– Je commence un tricot et il va tout de biais, a répondu l’autre.
Et la troisième femme, c’est moi.
– Je pourrais faire une tresse avec de fines lanières de cuir, s’est ravisé mon mari, et tu trouveras la manière de l’intégrer au tricot.
On verra bien ce que ça va donner, l’anniversaire de l’ami est à la fin août.
Il y a quinze plantes dans la véranda où j’écris ces lignes en ce moment. Toutes heureuses d’y être, avec tant de lumière qui les caresse. Je me demande où est-ce que je vais les répartir à l’intérieur de la maison à l’automne.
Nous partons, chouchou et moi, dans quarante jours pour Strasbourg.
– Tu sais que s’il t’arrive quelque chose au cœur, m’a dit un ami, Denauzier et toi pourriez vous retrouver ruinés par les frais d’hospitalisation.
– Vous pouvez partir sans problème, Mme Longpré, a répondu le cardiologue, il ne vous arrivera rien.
– Tu sais que nous pourrions nous ruiner si je dois être hospitalisée là-bas, ai-je voulu vérifier auprès de mon mari.
– Oui, a-t-il répondu. Bof, a-t-il ajouté (en empruntant, comme je l’ai déjà écrit, mes onomatopées). On vendra la maison.
– Ce qu’on obtiendrait d’argent ne serait pas du tout suffisant, ai-je répliqué.
– Pars, chérie, et on verra.
– Parfait.
Dans la vie, parfois, il faut prendre des risques.
Il y a treize plates-bandes réparties ici et là sur l’immense terrain. Toutes à vocation esthétique et aucune consacrée à l’alimentation. La preuve qu’on ne peut rien contrôler, c’est qu’à peine je termine d’en nettoyer une, qu’une autre, envahie par de longues herbes, me fait signe de venir lui refaire une beauté. J’essaie de m’en occuper de mon mieux dans le peu de temps dont je dispose puisque nous passons régulièrement trois, voire quatre jours par semaine au chalet. Hier, je m’en suis occupée de mon mieux, répondant aux besoins de trois d’entre elles. Du coup, aujourd’hui, mon corps me demande de ne pas répéter l’expérience.
– Vas-y mollo, m’ordonne-t-il.
D’où il ressort que ce n’est pas moi qui parle à mon corps, mais ce dernier qui me parle à moi.
Je vais aller consulter le pharmacien à propos de mes morsures d’araignée. Ça fait dix ou onze jours qu’elles me décorent le ventre et elles me piquent toujours autant.
Mon cher ami Léo est toujours en position stationnaire, chapitre huit.
Dans la foulée de tous ces chiffres, il me reste 360 textes à écrire.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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