Jour 377

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Appelons-les des mobiles, semblables à celui que j’ai installé à l’entrée de la maison. Ils protègent ici le garage de notre ami.

Comment s’appelle cet objet ci-contre de forme cylindrique ? Par sa forme, cet objet est de la même famille que le « manche à air » présent sur une piste d’atterrissage pour indiquer le sens du vent, mais il doit bien avoir un autre nom quand son imprimé reproduit les armoiries d’un pays ? Ici, l’Irlande à droite, et l’Écosse à gauche, si je me rappelle bien. Toujours est-il que ces deux drapeaux qui n’en sont pas ayant une parenté formelle avec mon mobile à rubans m’ont incitée à sortir mon appareil photo. C’était hier en fin d’après-midi. Avant de faire la route jusque chez la fille de Denauzier, qui nous attendait pour souper, nous sommes allés voir notre ami. J’ai pris des photos, donc, de cet objet sans nom, puis de mon mari, puis de notre ami. Ensuite, j’ai voulu reprendre mon verre de Bloody Cesar « Virgin »« Virgin » car j’allais conduire ma voiture–, mais le coquin m’a glissé des doigts et s’est fracassé sur le sol de béton du garage, répandant son liquide. Ça, c’est bien moi.
Cet ami m’a fait le plus beau des cadeaux : sachant que je me suis lancée dans ce projet de housses tricotées pour coussins, il m’a donné… un vieux coussin orphelin de sa housse.
– Où est la housse ?, ai-je demandé à l’ami.
– Finie, fendue, plus de housse, a répondu l’ami.
Donc, de huit coussins, nous voilà rendues à neuf. J’écris au pluriel puisque ma cousine m’aide à aboutir, et m’aide tant et si bien que si je ne me dépêche pas davantage, elle aura eu le temps de tricoter sept coussins et moi seulement deux !
En fin de semaine au chalet, bien sûr, j’ai tricoté. J’ai tricoté sur le ponton lors de longues promenades, deux jours de suite, et chez les amis toute une soirée, tant et si bien, encore une fois, que l’amie a décrété qu’elle allait sortir une doudou et me laisser dormir sur son canapé.
Je tricote, je tricote, mais je n’avance pas. Pourquoi ? Parce que je choisis des fils trop fins qui ne couvrent pas beaucoup de surface, parce que mes fils s’emmêlent, parce que je tricote trop serré et qu’il devient difficile de glisser la pointe de l’aiguille sous la maille, parce que, m’étant trompée en plein milieu d’un rang, je le détricote pour le recommencer, parce que je choisis des aiguilles trop petites qui ne couvrent pas beaucoup de surface non plus, etc. Autant de raisons qui témoignent de mon manque de planification, de ma piètre maîtrise technique, raisons qui constituent par ailleurs les revers de mon besoin inné, voire vital, de toujours inventer. On peut inventer moyennant une certaine préparation, un minimum de planification, pourtant. Je me demande comment ça se fait que ce ne soit pas mon cas. La même chose se produit quand vient le temps de cuisiner. J’ouvre les portes du garde-manger, je me dis « Voyons voir », je constate la présence de tel et tel ingrédients, j’en fais la base de ma recette du jour. Je suis faite comme ça. J’invente, sans réfléchir, sans planifier. C’est pour ça que mon père déplorait ma manière de procéder, il répétait souvent que j’étais de signe astrologique bélier, ascendant bélier. Bof. Je suis, comme le veut l’expression, ici fort à propos, « tricotée » comme ça !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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