Jour 378

rubans

Le mobile accueille les invités.

Encore une référence au milieu hospitalier dans mon rêve de la nuit dernière. Une infirmière s’approchait de moi. J’étais étendue sur un lit, une patiente parmi tant d’autres, dans une sorte de grand dortoir. L’infirmière me demandait ce que je préférais : me faire réveiller à quatre heures du matin pour qu’on m’installe ailleurs, dans un lieu non précisé, avec possibilité de suivi à un moment donné, ou ne pas me faire réveiller et rester avec les autres, sans véritable possibilité de suivi. J’optais pour la possibilité d’un suivi et le transport de mon lit en pleine nuit, en me disant qu’avec un peu de chance je ne me réveillerais pas lors de ce déplacement. Je comprends de ce rêve que le niveau de service offert dans les hôpitaux ne m’impressionne pas ! Me fait un peu peur, peut-être. Heureusement mon mari sera là.
Voici ci-dessus mon mobile à rubans. Le projet a pris naissance il y a un an, c’était l’été et il faisait terriblement chaud. À cette époque, je ne savais pas que la structure allait servir à suspendre de longs rubans. J’avais simplement couvert de tricotin un long fil de fer auquel j’avais tenté de donner une forme arrondie, un peu comme si je voulais représenter la forme de la planète. J’avais suspendu des bricoles, je ne sais plus lesquelles, et obtenu un résultat très peu inspirant. J’ai laissé le temps passer, puis j’ai installé de longs rubans sur la planète, mais sous le poids –léger– des rubans accumulés, la planète s’est affaissée pour ressembler à un insecte aux ailes géantes inclinées vers le sol, un insecte épuisé. Plusieurs mois plus tard, mon mari m’est arrivé avec un ancien socle de luminaire déniché bien entendu dans son garage, socle qui correspondait parfaitement à mes besoins. Ça donne ce qu’on voit sur la photo.
Les amis qui viennent nous visiter passent à côté de ma belle sculpture mobile sans la remarquer. Elle est magnifique, cela dit en passant, quand les rubans se soulèvent dans le vent. Alors j’ai commencé à dire que selon une tradition tibétaine, il faut toucher aux rubans du bout des doigts, avant d’entrer dans la maison, afin que le mobile nous porte chance. Pour appuyer ma théorie, je caresse les rubans afin de donner un exemple du mouvement ample qu’il faut tracer avec le bras. Les amis, jusqu’à ce jour, m’ont dit que c’était intéressant, sans toucher mes rubans pour autant !
Ce matin j’ai fait une tournée de mes plantes dont certaines ont eu pas mal soif, ces quatre derniers jours ayant été –miraculeusement– très ensoleillés. J’ai aussi vérifié ce qui arrivait avec mon noyau de mangue planté dans de la terre et dont le pot est couvert d’une housse en coton pour le protéger du froid. Eh bien ! Une pousse de quatre pouces sort de terre ! J’ai arrosé et remis sans tarder la housse protectrice, le froid étant encore au rendez-vous en cette fin juin.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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