Jour 411

C’est la crainte que mon physique ne suive pas qui met la seule ombre au tableau.
J’étais à Montréal pendant quatre jours, en séjour chez chouchou. Tiens, je n’avais pas pensé avant maintenant d’appeler ça un séjour chouchounien.
– Jeudi ne sera pas trop difficile, me suis-je dit, je n’ai qu’une seule rencontre de prévue le matin. Vendredi, ça va se corser. Mon corps sera-t-il capable de traverser la suite des heures avec, dès la première, un petit déjeuner avec Lison, ensuite un après-midi chez Mika moyennant un trajet de voiture assez long car il habite à l’autre bout de la ville, et en soirée un souper à NDG au restaurant avec chouchou et sa colocataire ?
Surtout que je n’avais pas tellement bien dormi la veille.
Mon physique ne peut pas se permettre de m’empêcher d’honorer mes rendez-vous (nombreux) !
Je traverse le premier événement sans trop de mal, puis j’entame le deuxième en me rendant compte que je suis capable de fournir l’énergie nécessaire pour profiter pleinement du moment, et, forte de ces deux succès, je me sens alerte et d’aplomb pour le troisième événement, surtout qu’il s’est déroulé autour d’une coupe de vin, ingrédient propice à installer un climat de détente.
Samedi fut jour d’activité physique puisque nous avons, chouchou et moi, passé la journée au bazar de Côte-des-Neiges. Apporte une boîte, rapporte cette autre, déplace celle-ci, retourne celle-là, dans un presque fumet d’acariens. Vide les boîtes, place les marchandises sur les tables, assez joliment pour que ce soit attrayant. Chouchou était très congestionnée à la fin de la journée à cause de ses allergies. En tant qu’animatrice scout, elle supervisait un département, qui fut celui des jouets. J’étais une simple cliente, dans le grand sous-sol de l’église, je suis probablement la cliente qui est restée le plus longtemps au bazar, à savoir toute la journée, de 9h à 17h. Au fur et à mesure de mes découvertes, j’allais voir ma fille soit pour lui montrer mes acquisitions, soit pour lui demander si je devais acquérir, soit pour simplement l’enlacer. Quand il était question d’un achat pour moi, ou plutôt pour la maison car il s’est agi dans plusieurs cas de vaisselle, elle a répondu presque toujours positivement. Quand je suis arrivée avec une proposition de robe noire pour elle, courte qui se porte sur un jean, la réponse fut non, avant même que j’aie le temps de tourner le cintre pour qu’elle puisse voir le dos de la robe.
Dimanche fut consacré à une tantine, une autre, côté Jacques-Yvan. Une tantine que j’adore, qui me semble fragile derrière son écran de fumée, pardon, je veux dire d’orgueil, son écran d’orgueil. Une autre tantine du presque même âge que celle dont je m’occupe ici dans Lanaudière. Mon téléphone cellulaire étant presque vide d’énergie, j’ai demandé à la tantine et à ma fille de sourire pour le succès de ma série de photos, à peine venions-nous de sortir pour aller marcher dans le quartier. Une fois cela fait, ça ne me dérangeait plus qu’il n’y ait plus rien d’énergie dans mon appareil. J’ai mis une des photos en fond d’écran de mon ordinateur, c’est vous dire à quel point j’aime ma série, j’aime ma tantine ma presque sœur, et à quel point, encore et toujours, j’aime ma fille.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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