Jour 423

DSC_0138FoulardNoir

La face cachée de Bibi !

L’autre jour, j’ai cherché en vain les photos de cet ancien projet qui réunit mon foulard animalier et Bibi. Il s’agit du foulard que j’ai sauvé du piétinement parce qu’il traînait par terre au Village des Valeurs, celui situé non loin du boulevard Pie-IX. C’était il y a longtemps, plus de dix ans maintenant. Je venais de me séparer de Jacques-Yvan. Comme j’ai déjà raconté ce sauvetage dans un texte antérieur, je n’irai pas plus avant dans le récit de cette aventure.
Je ne suis pas tant que ça séparée de Jacques-Yvan, à bien y penser. Je rêve à lui régulièrement, toujours agréablement, il est le père de ma fille, et lorsque je ne sais pas comment conseiller ma fille, je lui suggère de se tourner vers son père. Dans ma vie éveillée, cela étant, une certaine distance s’est néanmoins installée, la distance entre Montréal et St-Jean-de-Matha.
J’avais abandonné la recherche des photos de Bibi et du foulard noir animalier –je ne me rappelle plus dans quel but je les cherchais– quand, un bon matin, pouf !, le répertoire de photos est miraculeusement apparu dans mon arborescence de répertoires, et dans mon champ de vision. C’est toujours quand on ne cherche pas qu’on trouve, paraît-il.

mal de dents

Foulard et mal de dent.

À l’époque, j’avais proposé à Bibi de la prendre en photo avec le foulard utilisé de toutes sortes de manières : lui bandant les yeux, lui faisant un serre-tête, la transformant en musulmane, puis en afghane, lui permettant de se protéger d’un mal de dent comme on le voit ci-contre, et encore toutes sortes de folies. Le but de l’exercice était de me pratiquer à prendre des portraits de près pour un cours –de photo– que je suivais à l’université.
Cette fois-là, Bibi n’avait pas répondu Ce n’est pas nécessaire, et nous avions ainsi pris beaucoup de photos un soir dans sa cuisine.
Ma sœur n’aime pas être photographiée quand un feu sauvage dépare sa bouche. J’ai la chance de ne pas avoir connu ça, du moins pas encore, les feux sauvages. Je ne sais donc pas à quel point cela peut représenter un inconfort. Il est arrivé plusieurs fois qu’elle soit affectée de ce problème alors que nous désirions prendre une photo. D’ailleurs, elle a déjà accepté de paraître sur une photo de famille à la condition qu’elle puisse cacher son feu sauvage avec son index.
On peut penser que si le foulard couvre au complet le visage de Bibi, ci-dessus, c’est parce qu’elle avait une fois de plus un feu sauvage autour de la bouche. Je pense qu’elle en avait un, effectivement, mais c’est plutôt qu’après avoir exploré la musulmane, l’afghane, la coquette, l’aveugle, la sourde, la femme de ménage, la gangster… et quoi encore, les idées avaient fini par me manquer.
– On pourrait terminer par une photo qui cache complètement le visage, avais-je proposé.
Bibi, docile, avait essayé de placer le foulard pour s’en cacher le visage, mais il n’arrêtait pas de glisser. Je ne sais plus qui de elle, ou de moi, ou de nous deux, avai(en)t eu l’idée de nouer le foulard sur le dessus du crâne pour qu’il reste en place.
J’adore cette photo.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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