Jour 430

ChapeauLoulou

Chez ma cousine le 6 avril 2019.

Tiens, je vais entamer mes écritures de sexagénaire en commettant le péché d’orgueil, avec la publication d’une photo de moi-moi-moi prise le jour même de ma fête. Nous parlions crème solaire, avec ma cousine, soleil dangereux, protection nécessaire et tout le tralala, quand elle s’est levée de table pour aller chercher –et surtout me montrer– son beau chapeau acheté en Grèce. Parce que tout le monde m’a dit qu’il m’allait bien, j‘ai passé une petite demi-heure à le porter pendant que nous jouions à plusieurs au Chromino. J’étais vêtue du chic tricot noir que m’a donné la même cousine. J’avais pris la peine de me maquiller les yeux –mais derrière les lunettes ça ne paraît pas tellement. Il y avait encore un peu de rose sur mes lèvres, pour aller avec la couleur corail du chapeau dans sa partie du bas. Bref, j’étais sur mon trente-six. Ça ne se voit pas sur la photo qui ne montre que le haut du corps, mais je portais aussi, sous le tricot chic, une tunique qui descend jusqu’à mi-cuisse, au motif à carreaux dans lequel domine la couleur rouge vif. Sous la tunique, des leggings noirs.
– Si je me rends chez cousinette habillée comme je le suis, ai-je demandé à mon mari, vas-tu avoir honte de mon allure Fanfreluche ?
Après quelques secondes d’hésitation, il a répondu par la négative, et de toute façon cousine est habituée à mes habillements en « étages », et en outre je n’avais plus le temps de me changer, nous avions déjà vingt minutes de retard.

Diane-Dufresne

Diane peintre : ce sont ses toiles, derrière.

Je constate une fois de plus, comme à chaque fois que je me vois en photo, que j’ai le regard un peu stone de Diane Dufresne, mais je ne fume aucune substance et je ne suis jamais stone, ou alors si je le suis ce n’est pas causé par les substances, ou encore je le suis tout le temps sans avoir recours aux substances, et pour couronner le tout, c’est quand je ne veux pas l’être que je le suis le plus, etc. Ça me dérangeait, plus jeune, qu’on me dise ça. J’interprétais que j’avais l’air perdu, à côté de mes pompes, sans prise sur ma vie, et toutes ces expressions équivalentes. Je savais que je l’étais, perdue et sans prise sur ma vie, mais j’aimais penser que j’étais capable de le cacher !

Modigliani

Modigliani, Femme au grand chapeau.

Je vois une mini analogie entre la photo de Lynda au chapeau grec et au regard de Diane et la toile bien connue intitulée Femme au grand chapeau. À cause du chapeau. Et de la main, dans les deux cas, située pas très loin du menton. Cette reproduction égayait une des pièces d’un appartement que j’ai habité quand je me suis séparée de Jacques-Yvan. Papa y était venu me visiter. J’ai déjà raconté cette histoire car en huit ans d’écriture il peut arriver qu’on radote un peu. J’avais demandé à papa quelle était la toile, sur les murs, qui lui plaisait le plus. Toutes les toiles avaient été faites par moi, sauf celle de la Femme au grand chapeau, et c’est celle, bien entendu, que papa avait choisie !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Jour 430

  1. Jacques dit :

    J’aime quand tu pèches.

    Aimé par 1 personne

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