Jour 438

Avant

AVANT

Au menu aujourd’hui, une liste des améliorations que j’ai apportées à l’appartement d’Emmanuelle, selon une présentation alphabétique.
Beaucoup de poils de chat et de cheveux châtain clair traînaient partout, j’ai donc commencé par les ramasser, partiellement parce qu’il y en a une bonne quantité qui trouve le moyen de contourner l’aspirateur.
C‘est le mur de la chambre à coucher qu’utilisera la colocataire dès ce lundi 1er avril qui nécessitait le plus de travail.
Dès mon arrivée je m’y suis attaquée en sortant le contenant de pâte pour combler les trous de clous, du papier sablé pour sabler la pâte, un couteau à mastic pour d’abord l’appliquer, et aussi pour retirer son couvercle au litre de peinture, un pinceau, un bâton de bois pour remuer la peinture, un linge mouillé en cas d’accident. Et l’escabeau.
Emmanuelle est arrivée alors que j’avais les deux pieds sur le plancher, contrairement à mon plan de match selon lequel j’aurais été juchée sur l’escabeau pour qu’elle ait l’impression que je travaillais fort.
Faisant le récit de sa journée étendue sur le lit de cette même chambre qu’occupera la colocataire, elle a accepté de se lever pour venir m’aider. C’est alors que je suis montée sur l’avant-dernière marche de l’escabeau pendant qu’elle tenait le litre de ses deux mains, et j’ai ainsi tracé les contours du mur à peindre sans avoir à me pencher autant que si le litre avait été déposé sur la tablette à cette fin de l’escabeau.
Grand mal me fit de demander au quincaillier s’il vendait une marque de peinture maison. Il a automatiquement pensé que je ne voulais pas payer cher, alors il m’a orientée vers une peinture qui ne couvrait pas pantoute, bien qu’il se soit agi de la marque Benjamin Moore qui est semble-t-il la meilleure.
Hésitante sur le coup, j’ai fini par mélanger trois sortes de peinture blanche car Emmanuelle en avait deux gallons qui traînaient dans un fond de garde-robe. Aucun des trois blancs n’était bien entendu de la même couleur –c’est parce que je le savais que j’hésitais à les mélanger. De fil en aiguille je ne m’en suis pas trop mal tirée, sauf qu’une application qui prend normalement une heure et demie, disons deux heures quand on n’est pas habitué, m’en a pris quatre pour essayer d’obtenir une couleur passablement uniforme. Trois le soir de mon arrivée, et une autre le lendemain matin.
Il y avait plusieurs autres choses à faire, après la peinture du mur. J’ai opté pour le comblement d’autres trous ici et là sur d’autres murs. J’ai écrit un texte pendant que la pâte séchait, j’ai ensuite sablé la pâte, et repeint la surface sablée.
Jacques Laiguillon, le cousin de Simone, se manifestait régulièrement à mon esprit pendant que je m’adonnais à mes tâches ménagères. Bien que Simone lui consacre des pages et des pages dans ses Mémoires, je n’arrive pas à saisir le personnage. Je pense que Simone se visite elle-même, en décortiquant les sentiments que Jacques suscite en elle, bien davantage qu’elle ne dresse un portrait du personnage qui nous ferait 
mieux saisir , peut-être, l’ascendant qu’il exerce sur elle.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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