Jour 441

natureMorteHiver

Échantillons de pièces précieuses au lac Miroir.

Je vais partir ce matin pour Montréal où je passerai trois jours.
Tadam ! Me voilà arrivée !
Autrement dit, j’ai écrit ma première phrase ce matin à la maison, puis je me suis rendu compte que je ne me sentais pas d’attaque pour me lancer dans le dernier texte de ma huitième année d’écriture, alors j’ai fermé ma machine, je l’ai mise dans mes bagages, et en sautant quelques étapes –habillement, crème solaire et tout le tralala– je suis partie en voiture, direction la grande ville. J’ai fait quelques arrêts en cours de trajet. D’abord pour acheter de l’essence, à Notre-Dame-de-Lourdes. Ensuite pour faire encadrer ma chaussure-mocassin au magasin Cadrimage à Joliette. J’ai choisi le cadre le moins cher.
– Il est d’une drôle de couleur, vous ne trouvez pas ?, ai-je demandé à l’encadreur, un monsieur d’un certain âge qui m’appelle par mon prénom parce que je suis devenue avec les années une excellente cliente.
– Il est de couleur prune, m’a-t-il répondu. C’est parfait pour rappeler la couleur de vos petites masses, ici, et là…
Ce fut suffisant pour me convaincre de ne pas investir davantage.
Je suis aussi arrêtée à la station de filtration prendre de l’eau « du parc », comme on dit à Joliette, à savoir de l’eau qui goûte semble-t-il le fluor et qui sent les « oeufs pourris », que personne n’aime sauf les Joliettains. Mon mari, par exemple, originaire de l’Abitibi, n’aime pas cette eau. Et Emmanuelle, montréalaise, non plus. J’en ai rempli deux bouteilles de verre, achetées au IGA de St-Charles-Borromée. Les bouteilles, de la marque Acqua Panna, proviennent de l’Italie, la Toscane plus précisément.
Je ne voulais pas conduire ma voiture avec mes bottes aux pieds, alors j’ai mis mes richelieu, mais par prudence j’ai apporté mes bottes dans un sac, et j’ai mis une bouteille toscane dans chaque botte. Je me suis trouvé astucieuse. De là, direction Montréal.
Comme nous avons passé le week-end dans la splendeur immaculée de la neige et dans le calme total du bois au lac Miroir, je me sentais paresseuse ce matin, car c’est toujours un peu fatigant ces va-et-vient. Et comme mon déplacement à Montréal est causé par le besoin de faire du ménage et de menus travaux, et comme Bibi n’était pas disponible pour m’accompagner et surtout m’aider, il a fallu que je me secoue les plumes pour me mettre en mouvement. Au moment où j’écris ces lignes, la pâte de plâtre est en train de sécher. Il devait bien y avoir une trentaine de trous de clous sur le mur que je repeins. Je vais sabler ces plaques de plâtre après avoir écrit mon texte, et me lancer dans la peinture avant le retour de chouchou pour qu’elle ait l’impression, me voyant juchée sur l’escabeau quand elle va arriver, que j’ai beaucoup travaillé.
Demain, je voudrais nettoyer l’escalier intérieur, le bel escalier de chêne que j’ai fait faire il y a quelques années.
Jeudi, je vais épousseter et passer l’aspirateur.
Vendredi, nous repartons au chalet. De retour dimanche. Lundi, nous partons Bibi et moi faire des arts plastiques chez une amie à Laval. Mardi et mercredi seront réservés au repos et excluront les déplacements en voiture. Jeudi nous participons, une gang, à une cabane à sucre. Vendredi rien. Samedi 6 avril j’aurai soixante ans.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée, publiée dans 2 200 textes en 10 ans, est marquée , , , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s