Jour 459

spiralesFinales

F-i FI, N-i NI, FINI ! Ajout des spirales et rinceaux en portion du bas, et agrandissement du cadre dans le cadre, en portion du haut. 

Je n’ai pas eu l’occasion encore de passer mes toiles en revue parce que hier dimanche, jour que je pensais le faire, j’ai peint des spirales toute la journée. Ça y est, la toile est maintenant au mur et je n’y touche plus.
Je découvre que je ne suis pas la seule à retoucher mes œuvres, Jean Sibelius l’a fait de son concerto pour violon. Le concerto a été joué pendant un temps, au début des années 1900, puis Sibelius l’a retiré de la circulation pour en récrire l’andante, notamment, et deux ans plus tard le concerto était joué à nouveau. Ça ne veut pas dire que la réécriture lui a pris deux ans, elle a été faite, j’imagine, parallèlement à d’autres projets en chantier, Sibelius étant un compositeur prolifique, d’autant qu’il a vécu longtemps, 91 ans.
Je découvre aussi que le violoniste Maxim Vengerov serait russo-israélien. Il me semble, maintenant que je le sais, que ses traits sont davantage israélites que russes. Ce que j’aime, de l’histoire de Maxim, c’est qu’il a chuté, à un moment donné, pour mieux se relever et croire plus que jamais à la mission de la musique dans le monde, et de son rôle de messager. Il a acquis une maturité spirituelle, je dirais.
J’ai voulu écouter tout à l’heure le concerto pour violon de Beethoven, interprété bien entendu par Maxim, mais la musique de Sibelius m’habite tellement que je vais plutôt écouter, après avoir écrit ce texte, le même concerto pour violon que j’écoute depuis deux jours, et dont on dit qu’il a des « ambiances sombres et minérales » (Wiki).
Je vais m’attaquer, maintenant que les spirales sont finies, à une toile qui représente une pomme, faite il y a dix ans. Quand j’ai déposé la toile sur la table afin de la transformer, il y a quelques jours, j’ai presque décidé de ne pas y toucher, tellement elle me reporte loin dans le passé –pourtant, dix ans, c’est rien. Cependant, comme je désire très fort que les toiles exposées sur les murs soient toutes à mon goût, au goût de la personne que je suis devenue, eh bien je vais travailler par-dessus. La pomme va rester pomme, mais je vais essayer de la rendre plus riche de sens.
Certains de mes dessins, très maladroits, sont encore plus anciens que la pomme et je ne ressens pas le désir de les retravailler, je les aime tels quels, ils me représentent fidèlement. Je pense à trois dessins au pastel sec qui sont encadrés l’un au-dessus de l’autre dans la grande pièce d’où j’écris ces lignes. Pour la pomme c’est différent, elle ne m’a jamais donné satisfaction.
Alors je m’y mets.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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