Jour 474

gâteau

Gâteau Boston pris en photo à 16:16, recette dans la revue K pour Katrine. Un délice.

Quand mon mari revient de ses expéditions, tout se remet en branle de nos activités. Je sors de ma contemplation, de mes traits de pinceau appliqués lentement pour ne pas déborder de la ligne fine que je suis en train de tracer. Les lecteurs qui ont parcouru mes derniers textes savent qu’ici je tartine épais sur la contemplation solitaire, puisque je suis allée moi aussi en expédition urbaine, à Montréal, pendant cinq jours. Mais il est vrai qu’hier mardi j’ai beaucoup peint.
Dans le mouvement de remise en branle de nos activités, et ce malgré la neige, nous partons honorer à Lavaltrie l’invitation à souper que nous a faite la fille de Denauzier ce matin. Je vais voyager en tenant sur mes cuisses –et en essayant de ne pas bouger– la cloche à gâteau qui héberge le Boston que j’ai fait tout à l’heure, cuit dans un moule en forme de cœur, pour souligner la St-Valentin, mais ça ne paraît pas tellement sur la photo que les moules ont la forme d’un cœur. Ce qui paraît, en revanche, ce sont les grosses gouttes de ganache et de crème pâtissière sur le plateau. Je vais voir s’il est possible de les enlever sans faire encore plus de dégât.
J’ai trouvé un titre pour ma nouvelle toile, celle au quadrupède, ce sera L’amas. L’amas car l’animal peut ressembler à un lama avec son grand cou, et parce qu’il est peint de telle manière qu’y sont amassés des détails, des enjolivures, des éléments de la nature.
Dans la perspective d’une journée Portes ouvertes où seraient à découvrir cent tableaux sur les murs de la maison, il est préférable de donner un titre à mes toiles. Je me rends compte que la toile que j’appelle Macaronis ne pourrait pas s’appeler ainsi, c’est trop trivial, je vais devoir me forcer un peu pour trouver mieux. Je pense aussi à propos de ce petit format, dont le sujet peint est d’intérêt très moyen, qu’un prix demandé de 100$ me confine à une non-vente.
J’ai fait le tour de la maison et compté vingt toiles qui pourraient faire partie de ma nouvelle exposition. Cela inclut des anciennetés encadrées qui, à cause du cadre, ont coûté trois fois 100$.
J’ai aussi envisagé que si je tiens ledit événement Portes ouvertes, je vais investir une partie de la somme amassée dans l’achat de nouveaux pinceaux. Hier, j’ai dû enrouler de papier collant la partie poilue d’un pinceau car elle se détachait toute seule du manche. Et le papier collant, lui, se décolle tout seul quand je mets le pinceau dans l’eau.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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