Jour 502

Aujourd’hui 11 janvier, je pars pour Montréal avec une des amies belges. Nous allons dormir chez chouchou, dernière nuit américaine pour l’amie qui prend l’avion le 12 pour Bruxelles. Ça adonne bien car Emma habite près de l’aéroport. J’écris nuit américaine et non nuit canadienne, et encore mieux québécoise, en référence au film de François Truffaut, bien entendu.
Jeudi 10, journée tantine. Il y avait du spécial en ce début d’année. Plutôt que de n’être que tantine et moi au restaurant, avant d’aller faire les courses, nous étions Bibi, les Pattes, Swiff et tantine et moi. Pour faire encore plus spécial, je n’ai pas commandé mon plat au menu du jour, mais à la carte en choisissant des ailes de poulet.
– Vous en voulez combien ?, m’a demandé la serveuse qui commence à nous connaître depuis le temps qu’on y va, surtout que tantine mentionne à chaque fois qu’il y a trop de frites dans les assiettes.
– Je vous avertis, elles sont très épicées, a précisé la serveuse. Sur une échelle de dix, je dirais qu’elles se situent à huit.
Ça doit vouloir dire quatre point cinq, ai-je pensé, et j’avais raison.
– Je vais en prendre huit, ai-je répondu.
– Prends-en plus, on va y goûter, a dit Swiff.
– Alors j’en commande douze, ai-je rectifié.
– Prends-en plus, a mentionné les Pattes, vas-y pour seize. Oh ! et puis vas-y donc pour vingt. On va tous en prendre.
– J’en commande donc vingt, ai-je conclu auprès de la serveuse.
Ce passage de mon récit est très révélateur de notre dynamique familiale : je ne suis pas celle qui décide, mais celle qui obéit ! Je suis aussi celle qui se distingue des autres, sans le vouloir, comme en témoigne l’assiette d’ailes que la serveuse a déposée en plein milieu de la table, à la disposition du groupe, faisant en sorte que tout le monde avait une assiette devant soi sur son napperon, sauf moi.
En bout de ligne, et pour une des rares fois de mes journées passées avec tantine, je suis rentrée à la maison en fin d’après-midi en ayant assez faim pour envisager de souper, ce que nous avons fait Denauzier et moi à 21 heures. Nous avons préparé un spaghetti carbonara en suivant la recette de notre ami non belge qui a cependant hébergé les deux Belges. Ç’aurait été parfait si je n’avais pas mis le double de la quantité requise de pâtes. Encore là, il s’agit d’un sabotage inconscient, comme celui d’avoir appliqué du jaune sur mes lignes grillages couvrant le canard bleu sarcelle. Les pâtes étaient quand même délicieuses, à tel point que mon mari a apporté le reste au chalet où il passe le week-end avec ses amis hommes.
Mercredi 9 fut une journée exquise. L’amie que je ramène à Montréal et moi sommes allées patiner sur l’anneau de glace du lac Pierre, nous avons fait trois fois le parcours de l’anneau. Dans un sens, puis dans l’autre, puis dans le premier sens mais en vitesse. L’amie est très en forme, alors j’ai pu suivre derrière mais ce fut exigeant. Au cours des deux premiers tours patinés plus lentement, nous avons placoté. L’amie ne dit pas Placoter mais Papoter. Je lui ai demandé si les Belges prononçaient Bruxelles, ou Brusselles. Et je pense, car j’ai la mémoire de plus en plus courte, que les Français prononcent m’a-t-elle dit Bruxelles, mais les Belges Brusselles.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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