Jour 501

patins

L’amie a porté mes patins. J’ai porté les patins trop grands d’un ami de Denauzier.

Après le patin, nous avions un souper chez des amis, d’autres amis. Denauzier et moi avions préparé du vin chaud, et moi seule du pâté de foie, du gâteau aux bananes et un cheesecake sans cheese. On remplace l’effet fromage Philadelphia par des noix de cajou non rôties et non salées trempées dans de l’eau pendant 24 heures et ensuite broyées au mélangeur électrique. C’est dur pour le mélangeur, j’avoue, il a fallu que je m’y reprenne plusieurs fois, raclant les parois du mélangeur à chaque fois. C’était néanmoins très réussi. Il n’est rien resté du vin chaud, du pâté, du gâteau, et de l’autre gâteau. Cependant, l’amie Belge et moi avions notre patin dans le corps, alors le vin chaud nous a assommées et j’ai passé le reste de la soirée, une fois sur les canapés confortables, à fixer le pompon rouge au-dessus de ses mains croisées.
Mardi 8 janvier. Est-ce que ce serait la journée que nous avons fait de la raquette, la blancheur de la crème fouettée environnante extrayant des exclamations de ravissement de la bouche de l’amie qui fut patineuse le lendemain ? Et après les raquettes nous aurions joué aux cartes, les deux Belges et moi ? Et j’aurais fait des efforts de concentration pour jouer aussi bien qu’elles qui pouvaient se rappeler quelles cartes avaient été jetées et lesquelles ne l’avaient pas été ?
Lundi 7, journée papa. Habituellement c’est le mercredi, le jour papa, au moment du souper, en compagnie des Pattes. Les horaires des fêtes ont bousculé l’habitude et ce fut lundi. J’imagine que dans l’après-midi je suis restée tranquille à la maison à me remettre des excès de la veille.
La veille, dimanche 6. C’est facile, fête des Rois, soirée galette chez les amis encore. Galette précédée de nourriture tellement exquise qu’on n’était plus capables de s’arrêter. Mon mari en particulier semblait habité par l’irrépressible désir de profiter de tout.
– Connaissez-vous l’histoire de la tradition ?, ai-je demandé. Je l’ai déjà su mais je ne m’en rappelle que partiellement.
Certains y sont allés de l’hommage fait aux Rois Mages, mais je n’étais pas satisfaite des réponses.
– Savez-vous pourquoi le plus jeune se cache sous la table et désigne donc à l’aveugle à qui ira la part qui vient d’être coupée ?
– C’est pour que la fève soit attribuée sans tricherie !, s’est exclamé l’un de nous.
– Je sais, mais pourquoi sous la table, et pourquoi le plus jeune ?
– Parce qu’il peut aisément se glisser sous la table !, a rétorqué un autre de nous.
– Et c’est toi la plus jeune !, s’est exclamé un autre.
Alors, toujours aussi docile, je suis allée sous la table attribuer les parts en donnant le nom d’un convive au fur et à mesure qu’une nouvelle part était déposée dans une nouvelle assiette.
C’est mon mari qui fut couronné Roi. Mais nous étions tellement gloutons qu’une deuxième galette a été sortie, rebelote sous la table, et cette fois ce fut l’amie patineuse qui fut couronnée.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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