Jour 515

beignesNonCuits

Au total, nous aurons fait autour de 400 beignes.

Finalement, nous avons fait d’autres beignes hier dimanche. Deux fois la recette. Nous avons compté le nombre de beignes obtenus après la première recette, 97, plus les trous. Les conditions de travail, si on peut écrire ça, étaient différentes : nous n’étions pas cinq mais deux, à savoir mon mari et moi, et les hommes préférant la machinerie à la pâtisserie, de façon générale, je ne me suis pas retrouvée à la friture mais à la pâture.
J’ai obtenu une pâte étrangement souple et facile à manier. Je l’aplatissais avec le rouleau et elle se rétractait avant que j’aie taillé à l’emporte-pièce. On aurait dit qu’elle était vivante !
La première recette a été faite dans la concentration requise, nous n’étions que Denauzier et moi. Une fois les beignes sortis de la friteuse, Denauzier les a traités en fonction des traditions de nos familles respectives : enrobés de sucre à glacer pour représenter mon côté, enrobés de sucre granulé mélangé à de la cannelle pour représenter son côté. Pas d’expérience ici avec le poivre de cayenne, le gingembre et le chocolat.
Les événements se sont enchaînés dans l’improvisation, ou encore dans une absence de planification.
– Et si on faisait des beignes ?, ai-je suggéré à mon mari le matin, encore un peu barbouillée d’avoir passé une presque nuit blanche l’avant-veille.
– Est-ce qu’on a tous les ingrédients ?, a-t-il demandé.
– Il manque de la farine, ai-je répondu sans hésiter car j’avais pris la peine de vérifier.
Mon mari est parti en acheter.
– Et si on faisait une double quantité ?, ai-je demandé à mon mari alors qu’on terminait la première.
– Est-ce qu’on a tout ce qu’il faut ?
– Cette fois il manquerait des œufs, et peut-être que ce serait prudent d’acheter de l’huile.
Mon mari est parti en acheter.
– Et si on invitait des gens pour souper ?, ai-je proposé, comme mon mari revenait avec les œufs.
– Qu’est-ce qu’on mangerait à ce moment-là ?, a répondu Denauzier.
– Peut-être ta recette de cuisses de poulet ?, ai-je suggéré sans savoir, la seconde d’avant, que ces mots constitueraient ma réponse.
Sans enlever son manteau, mon mari est reparti acheter le poulet. Pendant son absence, j’ai téléphoné à ma belle-maman, à mon frère et au frère de Denauzier. Tout le monde a accepté notre invitation et certains sont arrivés plus vite que d’autres. C’est ce qui fait que la deuxième cuisson de beignes a été un peu négligée, mon mari étant à préparer le poulet d’une part, et distrait par la conversation avec nos invités d’autre part. J’ai essayé de surveiller de mon côté la cuisson, mais moi aussi je me suis laissée happer par le plaisir de parler avec ma belle-sœur. Disons que notre deuxième recette a donné des spécimens plus secs et plus foncés ! Mais je suis certaine qu’ils vont tous se laisser manger !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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