Jour 519

Je suis moins rigoureuse qu’avant dans mes écritures. Ça ne me dérange plus tellement de sauter des jours de publication. J’imagine que c’est pour un ensemble de raisons. Peut-être un peu mon âge, je m’accorde plus de repos, de détente, de farniente. Peut-être la retraite, qui me fait vivre à un autre rythme, moins militaire, un rythme tout en courbes qui ne réserve plus tellement d’espace aux angles aigus, pointus, piquants. Peut-être le constat réaliste que je n’écris rien de bien intéressant, alors que j’ai traversé une période pendant laquelle je pensais le contraire. Mon mari, aussi, sans le savoir, ne m’incite guère à la rigueur. Tout récemment, nous avons acheté une causeuse de cuir ultra confortable. Je m’assoyais tout le temps à côté de lui, sur un fauteuil bien large pour une personne, mais étroit pour deux. On pouvait néanmoins y passer des heures, regardant un film par exemple. Si je profitais de la pause publicitaire pour me lever boire un peu d’eau, il fallait qu’il me pousse dans le dos tellement c’était difficile de me sortir de mon peu d’espace. Depuis donc l’acquisition de cette causeuse, qui s’ajoute à la friteuse parmi les nouveautés de notre trousseau, je suis encore moins incitée à venir m’asseoir devant mon ordinateur, dans mon bureau. Je reste au chaud collée sur mon mari, à ma gauche, et savourant la chaleur du foyer, à ma droite. Un autre élément qui n’aide pas, c’est la découverte du ciné-répertoire de 21 heures à la chaîne TFO pour les franco-ontariens. Seigneur ! Quelle découverte ! Hier c’était Médecin de campagne, avec François Cluzet et Marianne Denicourt. Plus tôt cette semaine, nous avons regardé Dialogues avec mon jardinier avec cet autre acteur qui ressemble à François Cluzet et dont j’oublie souvent le nom, Daniel Auteuil, dans le rôle du citadin, et Jean-Pierre Darroussin dans le rôle du jardinier. Avoir été seule, je n’aurais peut-être pas écouté le film au complet parce que Jean-Pierre Darroussin s’exprime je trouve d’une voix traînante qui me déprime un peu, mais mon mari a aimé le film alors j’ai pris plaisir à l’écouter aussi. Ce soir ce sera Les enfants du marais, j’espère qu’on l’écoutera. C’est presque le meilleur moment de ma journée, cette récompense de détente devant un film. Comme la journée d’hier autour des beignes a été quand même exigeante, d’autant qu’elle s’est prolongée par un souper avec la fille de Denauzier qui est venue nous visiter avec son compagnon, la récompense filmique a été d’autant plus appréciée. C’est comme attendre encore un peu plus avant de boire, quand on meurt de soif, pour le plaisir de savourer encore plus la gorgée qu’on anticipe, qu’elle soit gorgée d’eau ou gorgée de bière bien fraîche. Un régal.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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