Jour 526

macaronis

Macaronis aux trois saveurs.

Voici les macaronis de ma nouvelle série Pâtes alimentaires. Certains lecteurs se souviennent peut-être de la première toile de cette série, couverte de spaghettis. Il ne s’agit pas tant de spaghettis, d’ailleurs, que de tagliatelles. Je me suis rendu compte de mon erreur après coup.
Ici, on ne peut pas se tromper, ces petits coudes sont des macaronis. Quoique. Le mot macaroni désignerait aussi des pâtes courtes, non arrondies, selon les informations que je trouve sur Internet. Et même, sur certains sites que j’ai consultés, on appelle « macaronis » des pâtes –non arrondies !– pouvant aller jusqu’à 6 cm, ce n’est pas si court que ça.
J’ai travaillé hier les macaronis bleus, afin qu’ils soient agrémentés d’extrémités rouges. On pourrait penser qu’il s’agit de macaronis farcis aux poivrons rouges, comme les olives –vertes.
Dans la même ligne de pensée, je vais bientôt ajouter des extrémités de couleur « sarcelle » aux pâtes brunes, et de couleur « or vert » aux pâtes noires. Je reprends ici, en les traduisant, les mots qui sont imprimés sur mes tubes d’acrylique, à savoir Teal et Green Gold. De moi-même, j’aurais plutôt écrit que les extrémités vont devenir d’une part turquoise (pâtes brunes), et d’autre part bronze (pâtes noires).
Les pâtes noires sont à saveur de caviar. On peut en commander sur Internet, elles proviennent le plus souvent de l’Ukraine. Je pense qu’on peut aussi en trouver dans certaines boutiques spécialisées –quand on habite une grande ville. Qu’on les commande ou qu’on les achète dans quelque commerce, elles reviennent cher, bien entendu. Qui dit caviar dit « Mets la main dans ta poche » –une expression de mon père.
Les pâtes brunes sont à saveur de marrons. Elles ne se vendent guère qu’en période des fêtes. Il est fréquent qu’à Noël, à défaut de dinde aux marrons traditionnelle chez nos amis français, et peut-être suisses, on choisisse de servir des pâtes aux marrons, nappés d’une sauce à la crème. On n’ajoute pas de parmesan, semble-t-il, car il altère alors la délicatesse de cette sauce.
Les pâtes bleues, elles, sont à saveur d’encre de seiche. Elles font souvent l’objet de discussions qui ne trouvent pas de consensus. Certains, en effet, considèrent que l’encre dont se sert la seiche pour se protéger de ses prédateurs n’est pas bleue, mais noire. Je constate qu’avec les années, sans doute pour faire plaisir au plus grand nombre de consommateurs possible, les pâtes bleues sont de moins en moins bleues, elles tirent de plus en plus sur le noir, tout en ne tirant pas « tant que ça » sur le noir, car il y aurait alors conflit d’intérêt avec les vraies noires, celles à saveur de caviar. Il faut savoir que ces histoires de couleur sont réglementées au sein des compagnies qui produisent ces produits.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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