Jour 527

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Balançoire à bascule. Dans mon jeune temps, il n’y avait pas de pneu amortisseur de choc sous le siège. 

Voilà qui est étrange. Dans mon rêve, je découvrais une espèce de mansarde qui allait rendre service à feu Christopher Jackson pour ses activités artistiques. C’était flatteur pour mon ego d’avoir été celle qui faisait cette découverte. Les gens me demandaient si je n’allais pas faire valoir que j’étais à l’origine de cette trouvaille et je répondais par la négative, je n’en voyais pas l’intérêt. La maisonnette était jaune mais tirait sur la couleur des pansements Band-Aid. Cela rendait le jaune moins joyeux. En explorant les environs, je me retrouvais subitement assise sur une longue poutre métallique. Le contexte était pour le moins inattendu : j’étais assise à une extrémité de la poutre dans les airs, pendant qu’un jeune homme qui m’était étranger était à l’autre extrémité près du sol, comme sur une balançoire à bascule. Il était mince, peut-être maigre, pourtant je n’arrivais pas à redescendre de mon pseudo piédestal, comme s’il faisait le double de mon poids. Nous nous regardions et il n’y avait pas d’émotion sur nos visages. Je ne savais pas si je devais le craindre, et je ne savais pas moi-même si je ressentais quelque chose, la peur, par exemple, de rester ainsi perchée pendant trop longtemps. J’oubliais dans quelle situation je me trouvais. Pensive, je laissais errer mon regard à l’horizon, puis quand il retombait sur le jeune homme, en bas, je me rappelais que j’étais sur la poutre et dans l’impossibilité d’en descendre. Pour ne rien arranger, nous surplombions une zone couverte d’eau assez profonde. Donc, quand j’ai écrit un peu plus haut que le jeune homme était en bas près du sol, il faut comprendre qu’il était au-dessus de la nappe d’eau sans être pour autant mouillé. Je finissais par me demander, en voulant régler le problème, quand est-ce que cette situation allait se terminer, quand est-ce que j’allais pouvoir récupérer ma mobilité. C’est alors que la poutre s’inclinait pour me laisser descendre, et je constatais que j’avais pied dans le fond de l’eau. Ce que j’appelle le fond de l’eau était ici une surface de béton, comme si nous étions dans un sous-sol inondé, en plein air. Comme si nous étions dans les fondations d’un projet de maison qui n’aurait jamais vu le jour. Nous nous exclamions, le jeune homme et moi, que ç’avait été facile de nous sortir de ce mini-pétrin. Puis, en enjambant un des murets de la fondation pour me retrouver sur la terre ferme, je me faisais, toujours dans mon rêve, la réflexion suivante : YES !, je sais quoi écrire sur mon blogue aujourd’hui !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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