Jour 537

46428276_327957637999198_7162929577600221184_nMon abonnement d’un an au magazine Paris Match est terminé. Je n’en ai pas vraiment profité, d’autant que l’abonnement n’était pas donné, presque 275$. J’ai feuilleté plusieurs numéros sans prendre la peine d’en lire les articles. Il y en a pourtant d’intéressants, notamment sur l’état de la planète, accompagnés de bonnes photos. J’ai retrouvé ici et là dans la maison, et d’ailleurs ce matin, des numéros encore couverts de leur pellicule plastique dans laquelle ils me sont expédiés. Plus souvent qu’autrement, j’ai feuilleté la revue en m’en voulant de n’avoir pas exploité davantage ce luxe que je m’étais payé. J’en ai apporté plusieurs numéros à la salle d’attente du CLSC de mon village, ainsi qu’au salon de ma coiffeuse à Rawdon, probablement parce que l’idée de « passer au suivant » me faisait mieux digérer le coût de mon investissement et amenuisait ma culpabilité.
Quelques numéros ont pris le bord du bac de recyclage, j’avoue, je pense en particulier à ceux qui montraient Johnny Halliday en page couverture, lors de son décès et lors de la chicane qui s’en est bien entendu suivi à propos de son héritage. J’avais déposé les numéros sur un banc, non loin de la cuvette dans la salle de bains. Je ne connais pas les chansons de Johnny, ni son parcours, et je ne désire pas le critiquer, mais je le trouve laid, sur les photos de ses dernières années. Il me donne l’impression d’avoir été un homme malheureux. Dans un petit moment d’exaspération, et probablement de nettoyage de la salle de bains, je m’en suis débarrassé.
La dernière fois que je suis allée au salon de coiffure, je n’y ai pas trouvé un seul de mes Paris Match. Est-ce que ça veut dire que les coiffeuses les ont jetés parce qu’ils ne correspondent pas aux goûts de leurs clients ? Ou est-ce que ça veut dire que les clients sont partis avec tellement un article ou un autre les intéressaient ? J’ai tendance à penser que la première option est la bonne.
Il y a plein de choses comme ça que j’aimerais faire mais que je ne fais pas. Le yoga, par exemple. Je me suis acheté un tapis récemment, d’une jolie couleur lilas. Je n’en fais pas pour autant. L’idée d’en faire éventuellement m’accompagne certains jours, mais ce n’est tellement pas une priorité que je peux compter sur les doigts d’une seule main le nombre de fois que j’en ai fait en 2018. Idem avec notre tapis exerciseur. Il me prend d’y monter, à l’occasion, quand ça fait vraiment trop de jours que je n’ai pour ainsi dire pas bougé. Il prend beaucoup de place et encombre notre entrée, mais ni Denauzier ni moi ne commentons cette présence un peu dérangeante.
Il y a au moins une chose que j’aime et que je fais. Je continue d’écrire sur mon blogue, beau temps mauvais temps, malgré le fait que ce ne soit pas facile. Que vais-je écrire aujourd’hui qui va m’intéresser tout en ne déprimant pas ma grappillette de lecteurs ? Cette question m’accompagne presque systématiquement le matin quand je descends l’escalier qui me mène au rez-de-chaussée. Ce plaisir d’écrire, pourtant, vient lui aussi avec une forme de frein, une zone d’ombre, une perspective de difficulté : il faudrait que je relise mon Grévisse pour me rappeler comment accorder les participes passés. Soupçonnant que je n’y comprendrai rien, je remets ce projet à plus tard…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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