Jour 541

EVE RUGGIERI, PORTRAITS

Ève porte des créoles, ça aussi c’est un mot que j’ai beaucoup cherché à un moment donné.

La première réponse m’est arrivée sur le chemin du retour hier lundi, pendant notre trajet de plus de six heures nous menant à la maison depuis Val d’Or. J’avais le temps en masse, me direz-vous, de trouver la réponse. J’observais tranquillement le paysage sans penser à rien de précis lorsque le nom de l’animatrice m’est revenu.
Au cours de ma rêverie entre deux pages des Mémoires de Simone, au lit dans la chambre d’invités de la maison du fils de Denauzier, bien calée entre de confortables oreillers, je me suis revue marchant avec une dame assez âgée. Nous nous dirigions vers le marché public du samedi, à Enghien-les-Bains, pour acheter des œufs frais. C’est dans cette banlieue nord qu’habitait la dame qui me logeait –la mère d’une amie du Québec–, quand j’allais à l’occasion à Paris, du temps de ma vie aixoise. Nous marchions en parlant de tout et de rien ce matin-là, et la dame, que je n’entendais jamais critiquer, s’était mise à dire, avec un soupçon d’aigreur dans la voix, que cette animatrice ne se faisait jamais imposer le moindre déplacement de son émission dans la grille-horaire de France-Inter. Je ne sais pas pourquoi, cette remarque anodine m’est restée. Malveillante, j’avais automatiquement pensé que le mari de la dame qui m’hébergeait avait eu une liaison avec cette animatrice. Heureusement, je n’avais pas commenté. Il m’arrivait souvent, quand j’étais en France, de ne pas trop parler pour ne pas dévoiler mon ignorance. Cela m’a probablement rendu service.
Donc, hier, en voiture, le nom d’Ève Ruggieri, 79 ans, mais elle en paraît 49, m’est revenu. Elle n’est pas morte, elle demeure très présente dans la vie mondaine parisienne. Elle a publié en octobre 2017 le Dictionnaire amoureux de Mozart dans un grand déploiement médiatique, si je me fie aux photos que j’ai trouvées sur le web. Elle ressemble à une ancienne collègue de l’université –dont le nom pour une fois, Denise D., ne m’échappe pas ! Elles ont toutes deux, je trouve, le même sourire.

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Bel exemple de couverture tricotée selon le technique de la base navale américaine.

L’autre affaire, maintenant, la technique du tricot qui emprunte au domaine de la marine marchande, c’est le log cabin. Tel un bâton de feu d’artifice qui explose tout d’un coup, les mots me sont venus alors que je mettais la tête sur l’oreiller. Ça fait très marine militaire, en effet, dans une traduction littérale, à savoir la cabane en rondins de bois. Dans le domaine de l’artisanat, cette technique d’assemblage est propre à la courtepointe. Je résume ici très  grossièrement. Une chose, au moins, n’est pas trop approximative dans mon récit, et dans la description que j’ai faite à la femme de l’ami de Denauzier qui vient de se mettre au tricot : le petit carré tricoté en début de projet se situe bel et bien au centre de la grande surface obtenue, comme on peut le voir en rouge framboise, sur la photo ci-dessus.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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