Jour 543

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Mosaique caractéristique des salles de bain. (Je ne trouve pas les trémas sur mon nouveau clavier, ni l’accent grave pour la lettre u).

Albina changea sa vie à la suite de la mort de son fils. Elle avait été jusque-là productrice de films. Elle vendit sa compagnie, vendit également une grande partie de ses biens, et se tourna vers l’engagement humanitaire au sein de Médecins du monde, organisation qui était à l’époque dirigée par Bernard Kouchner.
Au nombre des films qu’a produits sa compagnie, on compte L’important c’est d’aimer que j’ai vu alors que j’habitais Québec, dans les années 80. Je me rappelle encore de la scène dans laquelle Jacques Dutronc demande à Romy de l’attendre quelques minutes, le temps qu’il aille aux toilettes. Le couple est attablé dans un restaurant. Les toilettes sont situées au sous-sol. On le voit descendre les escaliers, couverts, il me semble, plafond, murs et marches, des petits carreaux blancs caractéristiques des salles d’eau, et ne jamais remonter parce qu’il avale un flacon complet de médicaments qui le font mourir dans les minutes qui suivent. Plus tard, Romy se rend compte qu’elle aime un autre homme d’un amour véritable, amour qu’elle a préféré taire en partie à cause de son mari. Il est photographe –le rôle est interprété par Fabio Testi. Un jour qu’il se fait attaquer sauvagement par une bande et qu’il gît dans son sang sur la rue, Romy –qui n’était pas loin par le plus grand des hasards !– se précipite vers lui et l’embrasse pour lui signifier son amour qu’elle s’autorise enfin à vivre.
Dans le roman Le sang des autres de Beauvoir, la fin est similaire. Celle que j’ai appelée la fatigante d’Hélène, fatigante parce qu’elle vit l’amour de manière égocentrique, rapportant tout à elle, revient gravement blessée d’une activité de résistance qui a mal tourné. Dans les tout derniers moments de sa vie, elle découvre, parce qu’elle le ressent, à quel point peut être plus riche un amour moins égoiste qui accueille l’autre, à savoir Jean Blomart, pour l’être qu’il est et non pour l’être qu’elle voudrait (aurait voulu) qu’il soit.
Bien entendu, les quelques critiques que j’ai consultées quant à ce roman de Beauvoir – – et au film qui en a été fait– sont fort différentes de ce que je viens d’écrire et ne suggèrent à aucun moment qu’Hélène était fatigante parce qu’égocentrique.
Je viens de signer ici deux textes instructifs à la manière de Plamondon. Je me demande si Oscarine, qui a lu Plamondon, retrouvera dans ces deux textes quelque parenté avec l’approche de celui dont je me suis inspirée ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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