Jour 549

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Je me suis fait des bouclettes.

Je n’ai pas fait que lire, bien sûr. J’ai été sportive, j’ai marché à Montréal, du quartier des spectacles à la maison Wilson, en empruntant la rue Sherbrooke, ou alors en montant vers la rue Monkland en diagonale par le Chemin de la Côte-St-Antoine. Par Sherbrooke me semble plus facile, j’ai l’impression de marcher sur le plat tout du long. Par la Côte, comme son nom l’indique, c’est plus forçant, passé la première partie du trajet qui me fait franchir une véritable butte, je poursuis sur ce qui me semble être un faux-plat. J’ai marché à la campagne, de même que dans le bois. J’ai marché beau temps mauvais temps, incluant, une journée, un temps de crachin qui a défrisé mes bouclettes, fraîchement façonnées le matin même. Mince !
J’ai rencontré des amis, à Montréal, à la campagne, et à Joliette. Une journée, avec les amis, j’ai tellement parlé que je suis arrivée chez Emma, le soir, les jambes tremblantes d’épuisement. Les jambes ne me tremblent jamais quand je passe des heures à marcher !
Conformément à ma routine, j’ai pris soin de papa et de tantine.
J’ai pris soin de moi aussi, sans me précipiter pour que ça prenne le moins de temps possible, comme je le fais depuis la nuit des temps. Ainsi je me suis fait des bouclettes avec mon fer plat, en respirant entre chaque mèche à friser. Ma frange était rendue trop longue et la formule bouclettes me permettait de ne pas l’avoir qui me frôlait les cils et gênait mon champ de vision. Quand elle s’est trouvée décidément trop longue, j’ai fait la folie de me rendre à Rawdon, une heure de route aller/retour, pour une coupe de cinq minutes effectuée par la coiffeuse, Amélie. Et encore, elle a pris son temps.
Il faut dire qu’en voiture je m’adonne à une forme de relaxation. Je pense à une partie de mon corps, souvent une partie supérieure où se concentre le stress, et je m’efforce de la maintenir détendue, molle, le plus longtemps possible. Par exemple, je décolle ma langue du palais, et je me dis que je vais conduire jusqu’à la prochaine maison, la blanche, là-bas, en essayant de la garder molle, pendant que les mâchoires sont molles aussi. J’arrive à la maison blanche pour constater que la langue s’est déjà recollée au palais, je passe devant la maison blanche et je ne m’en rends pas compte, mon esprit est happé par autre chose, parfois j’arrive à mon but et j’ai réussi mon défi.
Je me suis maquillée, juste pour le plaisir.
– Que fais-tu ?, m’a demandé Denauzier me voyant m’appliquer du maquillage, événement rarissime.
– Je me maquille.
– Tu t’en vas quelque part ?
– Non, je fais des tests.
Je vérifiais si la ligne de crayon de couleur lilas, sur mes paupières, s’agençait bien avec la couleur presque brune de mon rouge à lèvres. C’était pas si mal.
Je faisais des tests vestimentaires aussi. Je les entame toujours dans une certaine fébrilité :
– YES !, je vais essayer mon pantalon noir déniché à la St-Vincent-de-Paul pour 3$, avec mon chemisier fluide de la marque Philosophy –acheté à la fermeture du magasin Sears.
J’épargne ici au lecteur la description du tissu, de l’imprimé et des couleurs !
Mais le plus souvent mes tests vestimentaires se terminent en queue de poisson, sur une déception, l’agencement ne me séduit pas.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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