Jour 577

Suivi de mes dossiers :
Je n’ai pas vu la dame qui porte une Pulsar presque identique à la mienne, au CHSLD. De toute façon, l’avoir vue, je n’aurais pas pu prendre de photo car j’avais oublié d’apporter mon téléphone. Une dame est mourante en ce moment sur l’étage où habite papa, j’espère que ce n’est pas la dame à la Pulsar noire.
J’ai demandé à papa s’il se rappelait que c’était bientôt son anniversaire.
– Oui, le 28 septembre, a-t-il répondu.
– Tu auras quel âge ?, ai-je demandé, comme si le cadeau d’une bonne réponse n’était pas suffisant.
Il n’a pas répondu.
Mon texte n’a pas été retenu au concours du récit de Radio-Canada. C’était écrit dans le ciel, bien entendu, mais je suis contente d’avoir participé. C’est ça le problème, je me contente de peu, avoir participé me suffit. Avoir quelques lecteurs seulement sur mon blogue me suffit. Penser que j’écris bien me suffit. Quand j’étais jeune, j’entretenais des attentes immenses, irréalistes. Ma vie aurait été différente avoir compris plus tôt qu’un escalier, selon l’adage cher à mon père, se monte un étage à la fois. Papa l’a répété mille fois, pourtant. J’entendais les mots mais je ne saisissais pas leur portée.
J’ai encore un peu mal aux pieds des suites de la danse, au mariage. Alors je porte mes chaussures de sport dans lesquelles sont insérées mes orthèses. Ça fait un drôle d’effet, mes chaussures de sport portées avec la belle robe que j’ai reçue en cadeau de ma voisine, mais un drôle d’effet que j’aime.
J’avais des bottes de cowgirl quand j’étais dans le début de la vingtaine. Je les portais en hiver même si elles n’étaient pas doublées ni imperméables, mais j’avais réussi à ne pas trop les abîmer. Une journée que j’étais allée patiner dans un aréna, et que je les avais laissé m’attendre dans le vestiaire, elles se sont fait voler. Je ne me rappelle pas de quelle manière j’étais retournée à la maison. Je ne me rappelle pas quelle était alors ma maison. J’en ai habité plusieurs. Je me rappelle de la ville : Québec.
On dirait que les ligulaires ont déjà pris un peu de volume, comme si elles se plaisaient à l’ombre le long du garage. Il y a du soleil par moments, quand même, qui vient les caresser. Cet après-midi je reprends la routine et donc mes visites à tantine. Avec elle, nous irons voir ma cousine qui veut me donner des vivaces pour poursuivre mes aménagements paysagers autour de la maison.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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