Jour 578

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Dans mon rêve, le bout de la botte était plus pointu.

Dans mon rêve, je me disais que j’allais jouer de la guitare, maudit bâtard. J’étais décidée, j’excluais la possibilité de me trouver un prétexte pour ne pas jouer, comme je l’ai fait trop de fois dans ma vie réelle, et d’innombrables fois dans ma vie rêvée. Advienne que pourra, me disais-je intérieurement, aujourd’hui je joue.
C’était l’heure de mon cours avec mon professeur. Il semblait content de me retrouver après une année d’interruption. J’essayais de me rappeler ce que j’avais fait pendant cette interruption, et ce qui l’avait causée, mais je ne m’en rappelais pas. Je me rappelais cependant que je n’avais pas été correcte avec le professeur, pas courtoise, mais il semblait l’avoir oublié.
J’arrivais à mon cours en portant ses bottes, des bottes de cowboy à bout pointu. Je lui annonçais, en entrant dans le local où il m’attendait, que je m’étais permis cet emprunt, mais qu’il était finalement préférable que je les enlève car elles étaient humides et même mouillées. Le professeur ne semblait pas contrarié par cette trop grande familiarité. Je m’installais ensuite sur la chaise réservée aux élèves, à côté de la sienne, mais mon rêve se terminait avant que je me mette à jouer.
C’est quand même une amélioration. Au lieu de mourir de peur à l’idée d’affronter un défi –jouer de la guitare devant le professeur dans l’intimité–, je choisissais de m’affirmer. Je me voulais volontaire et déterminée. Ça ne veut pas dire que j’arrivais à jouer pour autant, mais au moins j’essayais de faire ce qu’on attendait de moi. Et ce que j’attendais moi-même de moi.
Cela me fait penser à une décision que j’ai eu nettement conscience de prendre quand Emma est née, un matin que j’étais en train de changer sa couche :
– Je ne lui dirai pas non, c’est trop fatigant à justifier. Je vais dire oui.
La paresse, ou plutôt l’extrême fatigue qui m’habitait à l’époque, ont été de bonnes conseillères.
La routine, donc, maintenant que l’événement mariage est derrière nous, reprend son cours. Reprend son cours avec les surprises qui peuvent survenir et déjà la briser : je serai à Montréal une dizaine de jours, début octobre, en compagnie de Thrissa. YES !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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