Jour 588

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Safety Pin, ou Épingle de sûreté, ou Épingle de nourrice.

Voici une liste partielle des livres qui attendent après moi, dont la lecture est commencée ou pas commencée : mon ami André Major et son Esprit vagabond; Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur; Iotékha de Robert Lalonde; Mayonnaise d’Éric Plamondon; La Religieuse de Diderot; Dans le champ amoureux, de Catherine Chabot; et enfin Autoportrait de Paris, avec chat, qui est difficile à lire à cause de l’écriture manuscrite qu’y utilise Dany Laferrière. Il y a autant de livres qui attendent après moi au chalet. Ils m’intéressent tous. Et je n’ai pas sorti de leur enveloppe de plastique l’entièreté de mes revues Paris Match. Ni feuilleté tous mes numéros de L’actualité.
J’enchaîne avec une liste partielle des projets artistiques qui m’occupent ces temps-ci : il s’agit cette fois de photos. J’ai passé un après-midi cette semaine avec un ami qui maîtrise bien LightRoom et nous avons transformé ensemble une photo que je vais faire imprimer en assez grand format, 40"X36". Comme nous commençons à manquer de murs à la maison, je vais donner le résultat imprimé à mon amie Estelle, de Québec, si elle accepte de s’encombrer d’une aussi grosse affaire. J’ai travaillé également avec un autre collaborateur qui, lui, maîtrise bien Photoshop, à la réinterprétation de L’origine du monde, de Courbet. Je compte faire imprimer aussi le résultat, mais je vais attendre un peu car chaque impression est assez coûteuse.
Je travaille également sur un mobile qui supportera le poids de 130 rubans longs de 84 pouces. Ils sont chacun retenus par une épingle de nourrice de petit format à une spirale que j’ai façonnée en utilisant un fil de fer. Ce projet mijote dans ma tête, je ne peux guère en parler, en ce sens que je ne sais pas encore quelle orientation il va prendre.
Je ne déclinerai pas ici la liste des tâches ménagères qui attendent elles aussi après moi. À longueur d’année elles attendent après moi, car sitôt une tâche effectuée, il s’en présente une autre. Heureusement, Bibi, parfois, vient m’aider.
Je mentionnerai cependant que mon texte quotidien est aussi important qu’avant et peut m’occuper aisément une heure ou deux par jour.
J’ai compté le nombre de plantes dont je prends soin dans la maison : il y en a quarante-six. Je comprends ma sœur de considérer qu’il y en a trop. Ce nombre n’inclut pas les fleurs, vivaces et annuelles, les arbustes et les rocailles dont je m’occupe à l’extérieur.
Je comprends pourquoi j’étais dépassée par les événements, du temps du Fitbit. Je comprends que je suis encore dépassée par les événements et qu’une réduction s’impose de mes envies et de mes projets, et de mon nombre de plantes. Il n’y a encore que vingt-quatre heures dans une journée.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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