Jour 594

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Exemple de buste élastiqué au dos.

Quand on sort de l’eau du lac, chez les amis, on se rince sans attendre sous l’eau de la douche au premier étage de la maison qui en compte trois. On se débarrasse ainsi d’une mince pellicule vaguement gélatineuse qui nous couvre la peau. On mange ensuite les baguels dans la véranda et je reviens vers quinze heures à la maison. Je suis encore un peu mouillée pour avoir porté mon maillot nouveau, même après la douche. À peine entrée, je monte me changer, prête à affronter le casse-tête du choix qui s’offre à moi.
– Tu n’oublies pas, chérie, me crie mon mari pendant que je monte à l’étage, que nous devons aller chez ma mère ?
– Je vais être prête dans dix minutes !
Je décide alors, sur un coup de tête, de porter la robe bustier à licou, diaphane et bouffante, qui constitue la pièce maîtresse de mon trousseau miraculeux. Le tissu, un imprimé cachemire dans les tons de bleu et de bourgogne, en est pratiquement aérien tellement il est léger. À ma grande surprise, la longueur est parfaite, juste au-dessus du genou, mais je ne remplis pas tout à fait la partie bustier. Ce n’est pas grave parce qu’un ruban formant une boucle est cousu à la robe. Il suffit de l’utiliser tel un licou pour que le bustier reste en place. C’est difficile à comprendre, je l’avoue, mais ce le serait encore plus si je me lançais dans des explications détaillées. L’arrière de la robe, et seulement l’arrière, est couvert d’élastiques comme on le voit sur la photo ci-dessus trouvée au hasard sur Internet. Je me vaporise ensuite généreusement de Sycomore, mon nouveau parfum. Et je suis prête, la température ne se prêtant guère au maquillage. Mon mari ne remarque pas trop ma tenue, jusqu’à ce que nous frappions à la porte de l’appartement où habite sa mère.
– Wow ! Chérie, tu es sexy ! Je ne t’ai jamais vue comme ça !
– Moi non plus !, que je lui réponds.
– Madame !, s’exclame la mère de mon mari, alors qu’elle ouvre la porte pour nous faire entrer ! Qu’est-ce qui nous vaut cette mise en beauté ?, enchaîne-t-elle.
– Je le sais !, s’exclame mon mari en consultant sa montre non pour y découvrir l’heure, mais la date. Tu t’es rappelée que c’est à pareille date, il y a quatre ans, que nous nous sommes connus ! Merci chérie de m’y faire penser !, ajoute mon mari en m’enlaçant.
– Tu as raison !, me suis-je exclamée, nous entrons dans notre cinquième année de relation, je ne m’en étais pas rendu compte ! Merci chéri de m’y faire penser !, ai-je dit à mon tour pour faire le perroquet.
Tout le monde se regarde, debout, encore sur le bord de la porte.
– On fête ça et on s’en va manger une crème glacée !, ai-je proposé.
Et c’est donc avec la maman de mon mari, sur le bord de la route 131 au comptoir laitier de notre village, que nous avons souligné, mon mari, sa mère et moi, que la vie passe vite en titi.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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