Jour 624

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Il s’agit du fond que j’ai présenté hier dans sa version vierge, et que je présente aujourd’hui dans une version partiellement garnie. Pastel sec, crayons gel, crayon feutre noir à pointe ultrafine.

Hum. Le temps est à l’orage. Je viens d’arriver à la maison. J’ai encore deux ou trois heures devant moi avant le retour de mon mari. Je ne me sens pas en forme parce que, contrairement à l’avant-dernière nuit, j’ai mal dormi la nuit dernière. Là où il n’y avait qu’amour et harmonie, l’avant-dernière nuit, il n’y avait que pagaille et chaos la nuit dernière. À travers les menaces proférées par les bandits et les chasses à l’homme, je me demandais de surcroît, dans mon sommeil, comment se nomme la grosse plante qui couvre tout l’espace devant la porte patio, dans notre chambre à coucher. Schefflera, le nom m’est revenu à mon réveil.
Je n’écrirai pas longtemps parce que je suis fatiguée et qu’il est tard. Je vais plutôt aller travailler sur un autre fond que celui en photo-vedette, je vais travailler sur celui qui est constellé de petites masses dorées, Jour 628. J’ai commencé par relier les masses entre elles comme s’il s’agissait d’un dessin par points numérotés. Du tas de lignes reliant les masses, la forme d’un pylône électrique a émergé. Je me suis alors appliquée à créer deux colonnes de base comme il me semblait qu’en avaient les pylônes. Or, j’ai découvert en me rendant au Lac Miroir que ce ne sont pas tous les pylônes qui ont deux énormes colonnes à la base. Ceux qui sont érigés sur la ligne 735 dans le secteur que nous traversons ont la forme d’un immense V et ne prennent donc leur appui que sur un point central. Ce n’est pas grave de toute façon parce qu’au fur et à mesure des lignes tracées, j’ai abandonné l’idée des pylônes. Je m’oriente maintenant vers une composition abstraite surchargée de lignes de différentes couleurs. Bien entendu, je suis incapable de savoir à l’avance si je n’aurai pas tracé tout ça pour rien, pour la poubelle, pour le feu dehors en été.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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