Jour 628

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Deuxième fond.

Je pensais que j’allais écrire aujourd’hui à propos du roman de Marc Séguin, Les repentirs, mais finalement je n’en ai pas envie. Il me reste le troisième texte à lire, parce que le roman est écrit en trois parties, indépendantes, quoique se recoupant. J’ai lu la première partie deux fois.
– Arielle est morte !?, ai-je découvert, stupéfaite, en arrivant au dernier paragraphe de la première partie.
– J’ai dû en perdre un bout quelque part, je n’ai pas vu arriver sa mort, ai-je constaté, déçue que le texte se termine ainsi, et contrariée de n’y avoir pas été préparée.
J’ai donc relu le premier texte et je n’y ai rien trouvé qui aurait pu annoncer cette fin draconienne, c’est le moins qu’on puisse dire.
Je laisse faire, donc, Les repentirs, et j’y vais pour mon train train quotidien. Ayant à me rendre à Joliette pour un rendez-vous médical ce matin, j’en ai profité pour aller nourrir papa ce midi. Habituellement, j’y vais pour le repas du soir.
À propos d’une débarbouillette qu’il voulait que je dépose sur la table, papa m’a dit :
– Va la déposer sous le lampadaire.
J’ai aimé sa poésie.
Son étage héberge une nouvelle venue, en forme physiquement, mince, elle marche d’un bon pas, se tenant droite comme un i.
– Quel est votre nom ?, lui ai-je demandé, voyant qu’elle voulait m’accompagner au cours de ma promenade avec papa.
– Vous êtes mieux placée que moi pour le savoir, a-t-elle répondu du tac au tac.
Encore une poésie.
Après ma rencontre avec les poètes, j’ai rejoint Bibi pour une promenade en bicyclette. Comme nous avons toutes les deux un sens de l’orientation extraordinaire, nous nous sommes retrouvées, sans nous en rendre compte évidemment, à St-Paul, alors que nous voulions nous rendre chez mon frère, à Joliette.
C’est une autre forme de poésie, se découvrir à St-Paul comme par enchantement.
Photo-vedette : je me demande comment je vais faire pour exploiter ce deuxième fond, couvert de petites masses dorées. La seule idée qui me vient serait de numéroter chaque masse dans l’esprit d’un jeu de points à relier, pour obtenir un dessin. Mais justement, il ne faut pas avoir d’idée, il faut faire le geste d’apprivoiser les masses, d’une manière ou d’une autre, sans réfléchir, et laisser ce geste mener le bal.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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