Jour 641

29BrocheChandail

Broche achetée par moi. Plusieurs diamants de 18 carats manquent à l’appel…

Récapitulons : je suis allée entendre l’opéra Faust à Trois-Rivières, le samedi soir 19 mai. Comme il pleuvait, nous nous sommes rendues, Bibi, Emma et moi, à la salle de spectacle en taxi. Nous sommes revenues à notre chambre d’hôtel à pied, il ne pleuvait plus en fin de soirée. Le temps cependant avait fraîchi, alors nous avons marché d’un bon pas.
Le lendemain dimanche, nous avons flâné dans la ville, caressées par le soleil. J’ai payé le prix d’entrée de 5$ par personne à Bibi et à Emma pour visiter le Musée des Ursulines, incluant la chapelle. Des religieuses vivent encore dans le couvent, une grapillette seulement, la plupart malades et toutes très âgées. Comme elles vivent cloîtrées, nous ne les avons pas vues. Ce sont nos deux guides, un jeune homme, et une jeune femme aux traits asiatiques, qui nous en ont informées. La jeune femme, plutôt timide, répétait souvent l’expression « dans le fond », expression que j’entends presque tous les jours depuis que je vis en région, et que je n’entendais pas, il me semble, à Montréal.
Je me suis sentie solidaire de la fragilité de ce milieu de vie, une religieuse s’éteignant, et ensuite une autre, jusqu’à ce qu’un jour il n’en reste plus une. C’est une fragilité du même type qui baigne mon blogue depuis sept ans, un lecteur s’y frottant, puis un autre, mais jamais pour bien longtemps et jamais beaucoup en même temps.
Je suis revenue à la maison à la fin de la journée des Patriotes, en même temps que mon mari qui arrivait, lui, de l’Abitibi, avec un cadeau dans ses bagages, notre petite-fille de deux ans et demi. Nous l’avons gardée deux semaines et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas écrit dans la deuxième moitié du mois de mai, n’ayant pas une minute à moi.
La vie revient à la normale aujourd’hui dimanche 3 juin, transportant un lot de choses à faire qui ont été négligées. La pelouse, par exemple, est couverte de pissenlits d’un pied de haut. Les pétales jaunes ont eu le temps de se transformer en aigrettes blanchâtres. De ma fenêtre, je vois les aigrettes flotter dans l’air en ce moment, entourées de maringouins et de petites mouches noires.
Un mot à propos de mon bijou du jour : une amie de ma belle-sœur, il y a de cela longtemps c’était autrefois, avait exprimé qu’elle aimait cette broche. Nous étions chez ma belle-sœur en vacances estivales. Je rencontrais l’amie pour la première fois.
– Est-ce que tu voudrais…, avais-je commencé à dire en voyant l’amie esquisser un très beau sourire, pensant que la fin de la phrase serait « l’avoir ».
– …la porter aujourd’hui ?, avais-je ajouté.
L’amie ne m’avait même pas répondu.
J’imagine que c’est pingre, accorder la permission de porter un bijou quelques heures seulement.
L’été suivant, les deux femmes étaient passées nous saluer, Jacques-Yvan et moi, à la campagne où nous avions un chalet. Ne sachant si elles appréciaient suffisamment ma compagnie pour avoir envie de prolonger leur visite en ma seule présence, Jacques-Yvan étant absent, je n’avais pas osé leur proposer un café, qui prend un certain temps à préparer. Je leur avais offert, fière de ma trouvaille hybride –offrir à boire en un service rapide– un verre d’eau du robinet.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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