Jour 640

25BrochesMédaillons

Deux broches.

Récapitulons encore. Au Faust, je l’ai écrit précédemment, Bibi portait des talons hauts. Mais pas que Bibi. Emma en portait aussi, comme en atteste la photo ci-dessous. Il s’agit de ses chaussures de concert, achetées il y a déjà un moment, comme en attestent –au pluriel cette fois– les écorchures du cuir visibles à la pointe arrondie de la chaussure. J’ai déjà mentionné, ou pensé le faire ?, que ces chaussures ressemblent aux bottines orthopédiques de feue ma tante Laurette, que je lui ai toujours vu porter, même quand elle était jeune. Elle en avait deux paires, une paire beige pour l’été et une paire noire pour l’hiver.

IMG_1783

Chaussures noires de chouchou.

Cela me fait penser à tantinette. La semaine dernière, nous étions sur le point de nous rendre à l’épicerie.
– Je t’attends dehors, lui ai-je dit.
C’était une manière de ne pas avoir à surveiller la petite de deux ans et demi qui agrippe tout, que ce soient les croquettes du chien dans la cuisine ou les feuilles des plantes qui parent la table du salon. Dehors c’est plus facile, je n’ai pas à surveiller tant que ça l’arrachage des feuilles, non pas que la petite ne les arrache qu’aux plantes intérieures, mais plutôt parce qu’il y en a tellement.
Attends, attends. Tantinette ne sort pas. Attends encore jusqu’à ce que je me décide à aller vérifier ce qui la retardait, en m’assurant de laisser la porte ouverte pour surveiller la fillette –et laisser entrer les mouches noires.
– Ferme la porte !, s’est-elle exclamée en me voyant arriver.
– Qu’est-ce que tu fais ?, ai-je demandé, sans fermer la porte bien entendu.
Elle était en train de vider son sac à main noir, d’hiver, et de remplir du même contenu le sac à main blanc crème, d’été. Elle en était à l’étape de l’insertion délicate des nombreuses cartes dans les fentes prévues à cette fin, qu’on dirait toujours trop étroites. Je pouvais bien attendre !
Les deux médaillons de la photo du jour ont été achetés en Italie. C’est la première fois que je me rends compte qu’ils ne reproduisent pas un homme et une femme, mais deux femmes. Pourtant, ça fait longtemps que je les ai en ma possession. Je me suis laissée influencer probablement par la couleur des pierres qui enjolivent la bordure de dentelle métallique. Bleu pour l’homme. Rouge, ou rose, pour la femme. J’ai aussi intuitivement pensé qu’il s’agissait de la représentation d’un couple parce que les médaillons m’ont été offerts par un couple, dont chaque membre n’allait pas l’un sans l’autre, jusqu’au décès de tonton cela fera bientôt deux ans.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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