Série vestimentaire – SV29

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Veste Patagonia Synchilla, fabriquée aux États-Unis.

Je consacre ce texte de presque fin de série à un vêtement que je porte depuis plus de vingt ans, qui n’a pas bougé, qui est demeuré intact si on exclut les taches qui ont imprégné les fibres du tissu, un vêtement qui ne s’est jamais décousu, dont les fermetures éclairs ont toujours fonctionné numéro 1, bref d’une confection d’excellente qualité : ma veste de polar jaune indien, sans manches. Je l’ai achetée au magasin de vêtements de sport situé sur le Chemin Reine-Marie, tout près du Chemin de la Côte-des-Neiges, dont le nom m’échappe. J’y allais souvent, lorsqu’il existait, la plupart du temps uniquement pour me rincer l’œil. À sa fermeture sur Reine-Marie, le magasin a tenté sa chance sur Laurier, mais je pense que l’expérience outremontoise a duré moins d’un an. Il me semble qu’il y avait le mot Black ou Mountain dans le nom du magasin, qui peut m’aider ? Mon penchant naturel m’aurait amenée à acheter le même produit en noir, ou tout autre couleur foncée, mais il n’y avait que ce jaune en magasin, pour ma taille. Je l’ai donc acheté faute de mieux, sans lui trouver d’intérêt au-delà du fait qu’il me protégeait le cou du froid et des courants d’air. Un ami m’avait dit aimer ce vêtement, et j’avais pensé, sur le coup, qu’il utilisait une manière ironique d’exprimer que mon vêtement était laid.
On remarquera qu’il manque un gland à la cordelette de la chemise. On remarquera surtout que cette dernière n’est pas de couleur corail, tel qu’affirmé dans le texte précédent, mais turquoise. De la marque Terra Nostra. En rayonne. J’ai sorti la chemise du coffre de cèdre tout à l’heure pour reconstituer sur mannequin la manière dont j’étais habillée lorsqu’un compliment m’a été adressé à l’accueil de l’hôtel au Témiscamingue. C’était l’été dernier, 2017. J’ai même fait l’effort, pour la réussite de la photo, de repasser ma chemise. Elle a été fabriquée en Inde. J’ai remarqué en la repassant que la couleur ne tient pas par endroits, les fibres ont perdu de leur éclat et semblent tendre vers une couleur indéfinie, un beige jaunâtre blanc cassé. Et je n’ai pas voulu penser à la pollution qui est générée partout sur la planète par la fabrication des vêtements, et en particulier par l’utilisation des teintures…
Je vais me rendre à un moment donné au magasin Tissu Matha, sur la rue principale du village, pour acheter un gland en remplacement de celui que j’ai perdu. Je vais en profiter pour demander à la marchande si elle sait quel nom on donne, dans le domaine de la passementerie, à ce que j’ai appelé ici des cordelettes. Serait-ce un liseré ? Ou … ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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