Série vestimentaire – SV18

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Réduction de la pollution visuelle sur le bureau autour du mannequin.

Les choses ne se sont pas déroulées comme je l’avais prévu. J’étais en train de peindre cet après-midi, seule dans la maison, il était 14:03. Tout d’un coup, j’ai senti un irrépressible désir d’aller dehors respirer l’air du printemps. J’ai ramassé mon téléphone, mon sac à main, je n’ai pas vérifié que le poêle à combustion lente avait besoin d’être alimenté ni rien, je suis sortie en ramassant mon manteau sans même prendre le temps de le mettre. Une fois dehors, j’ai eu le sentiment d’avoir réussi un exploit car ça ne m’arrive jamais de me dépêcher de sortir, je suis une irréductible casanière.
Je ne me suis pas lancée dans mes 10 000 pas, mais plutôt engouffrée dans ma voiture pour aller les faire à Joliette. Il m’a semblé que la circulation était atrocement lente, moi qui d’ordinaire ne roule pas vite. Tellement lente qu’avant d’atteindre les limites de la ville, n’y tenant plus, j’ai stationné ma voiture pour aller marcher dans un nouveau quartier dont un édifice immense est en construction. J’ai commencé à ce moment-là seulement à sentir que j’étais vivante et j’ai marché comme une bonne dans des rues que j’arpentais pour la première fois.
Tout cela pour informer mes lecteurs que sortant ainsi en coup de vent de la maison, j’ai complètement oublié de porter mon chemisier tacheté. J’ai passé la journée vêtue du chandail vert foncé qui était en photo vedette hier. Je le porte d’ailleurs encore en ce moment, écrivant ces lignes.
Cela dit, le hasard fait bien les choses. Le vêtement qui est à côté du chemisier tacheté, dans mon walk-in, pendu à la tringle, est cette veste rose qui s’harmonise quand même assez bien avec la fourrure du léopard. Je vais donc porter les deux demain, pour aller faire les courses avec tantine, comme c’est le cas tous les jeudis.
Marchant dans le quartier que je visitais pour la première fois, j’ai réfléchi à mes accumulations sur le bureau autour du mannequin, et éventuellement autour du cou de celui-ci, et je me suis rendu compte que cela ne me dit plus rien, ne me mène nulle part. Une fois revenue à la maison, tout à l’heure, c’est la première chose que j’ai faite, enlever les objets qui encombraient le bureau. Je n’ai gardé que la carte de souhaits de mon frère car elle est encore un peu d’actualité, et de même le cylindre couvert d’un lapin offert par ma sœur, la plante grasse qui crée de la vie, un petit pot couvert de veinures et la pomme blanche. J’ai déposé sur le bras gauche du mannequin un foulard carré à imprimé de fleurs qui alourdit en faisant se rencontrer deux motifs. N’apparaît pas sur la photo mon collier de fausses grosses perles acheté il y a longtemps chez Eaton à Montréal. Je vais peut-être le porter demain, pour accessoiriser, tant qu’à avoir l’air madame…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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