Série vestimentaire – SV17

DSC_5409

Chemisier tacheté, marque Philosophy, taille XP, Made in China sans surprise, Made in China No Wonder. À l’arrière-plan derrière la plante, pâle sur le mur pâle, la carte d’anniversaire que m’a donnée les Pattes.

J’aimerais avoir la résilience de ma violette africaine. À l’hiver 2016, j’ai failli la noyer tellement je l’ai arrosée. Je pensais que la terre devait être humide en permanence dans le pot, jusqu’à la surface. Je l’arrosais, tel qu’il est recommandé, par la base, en versant de l’eau dans l’assiette sous le pot. L’eau n’imprégnait pas la terre jusqu’à en rendre humide la surface. Alors j’arrosais, j’arrosais. Un jour, dans une quincaillerie, j’ai vu un lot de violettes africaines en solde, la plupart étaient fleuries, en bonne santé malgré que leur présentation, les pots appuyés et penchés les uns sur les autres dans un effet de bric-à-brac, laissât à désirer. Je me suis approchée et j’ai constaté que la terre de ces belles violettes était sèche à en être craquelée. Cela m’a incitée à modérer mes transports en arrosage et une fois mes transports modérés ma plante m’a remerciée en me faisant l’offrande d’une belle fleur, juste une. Cet hiver, début 2018, il a fait très froid et ma violette en a souffert. Elle était placée dans mon bureau près d’une fenêtre orientée à l’est, et pas collée tant que ça sur la fenêtre, mais elle n’en a pas moins gelé sans que je m’en rende compte. Progressivement, ses feuilles ont perdu leur chlorophylle, elles sont devenues blanchâtres pour ensuite se ramollir et finir par tomber –quand je tirais dessus délicatement. Bien entendu j’ai déplacé mon pot, je l’ai mis sur une table qui accueille déjà d’autres plantes non loin de la cuisine. À ce jour, une feuille seulement est encore blanchâtre et plusieurs nouvelles ont poussé, dissimulant sous leur velours sept fleurs en devenir !
Avec mes histoires de fleurs aujourd’hui et de gâteaux hier, je délaisse pas mal mes vêtements. Comme je l’ai annoncé au texte du mitan du projet, je me demande si je veux ajouter un défi supplémentaire à mon affaire. Tel qu’en atteste aujourd’hui la présence du ruban rouge et du galon de couturière, je pourrais aller vers une accumulation d’objets autour du cou. Je sais ce qui pourrait être ajouté demain et après-demain, mais pas les autres jours. Si j’accumule autour du cou, est-ce à dire que je cesse par ricochet l’accumulation sur le bureau autour du mannequin ? Ou je maintiens les deux ? Et pourquoi accumuler ?
Je porte en ce moment le chandail vert foncé d’hier, très confortable, acheté avec Emma au magasin Sears lors de la vente de fermeture. C’est ainsi vêtue que je vais me rendre dans les prochaines minutes au bureau de poste du village pour y faire affranchir une grosse enveloppe. Et c’est vêtue de mon chemisier tacheté ultra-léger que je vais me rendre plus tard en journée au CHSLD. Que vais-je faire entre la poste et le CHSLD ? J’aimerais travailler sur une toile. Si je travaille sur la toile je ne marcherai pas. Mais je pourrais marcher dans Joliette, pour faire changement, une fois papa nourri.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée, publiée dans SV, est marquée , , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s