Jour 674

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Vache

Aujourd’hui j’ai envie de tout abandonner. Quelle folie, quand même, que cet amoncellement de textes qui ne racontent rien, qui ne vont nulle part, qui n’ont qu’une seule fonction : maintenir relativement stable et sain mon équilibre mental. Seigneur ! Ce qu’il ne faut pas faire ! Je pourrais choisir l’exercice physique, ce serait plus forçant. Mon amie, mon amie que j’ai rencontrée cette semaine à Montréal, mon amie que j’aime tant, que je trouve tellement belle, marche énormément pour maintenir son poids stable et, par ricochet probablement, son équilibre mental. Elle est très mince, cela dit en passant. J’ai choisi une manière paresseuse en comparaison, je ne fais bouger que mes doigts. Mon amie marche 20 000 pas fitbitiens quotidiennement. Fiou ! Ça prend quand même du temps ! Trois heures, m’a-t-elle dit. Quand je vis à ma manière sédentaire, au chaud non loin du foyer, j’en fais 3 000. Ces jours-là, je suis majoritairement dans mon bureau à écrire, dans la cuisine à cuisiner, dans la salle de séjour auprès de mon mari à perdre du temps assise sur son fauteuil même si on y manque de place, et cela inclut quelques montages de marches pour aller à l’étage chercher des choses. Quand je me force en faisant du ménage par exemple, et du lavage au sous-sol, je peux arriver à 5 000 pas. Quand je me botte le derrière en allant dehors marcher dans les environs, j’en accumule autour de 8 000. Quand mon mari m’amène au village où je dois aller faire tester mon sang pour connaître ma vitesse de coagulation et que je reviens à pied, je peux terminer la journée avec le 10 000 fichu nombre de pas recommandé pour être en forme, en forme relative. Quand je suis à Montréal maintenant, et que je fais tout en transport en commun, c’est merveilleux, j’en accumule un gros tas sans même m’en rendre compte. La journée que j’ai rencontré mon amie, que nous sommes allées manger au restaurant Cadet, boulevard St-Laurent, que nous sommes ensuite allées acheter un cadeau au complexe Desjardins, que je suis allée au métro Berri, de là au métro Radisson attendre l’autobus me ramenant à Joliette, j’ai fait plus de 15 000 pas ! YES ! Il faut dire que je suis arrivée à Radisson cinq minutes après le départ de l’autobus et qu’il m’a fallu attendre deux heures pour le suivant. Alors je suis allée me perdre à la place Versailles, j’ai marché comme une bonne même si j’étais chargée comme un mulet, pendant une heure et demie. Je suis montée dans l’autobus en sueurs tellement je m’étais dépensée. J’ai eu le temps de me reposer en masse parce qu’il nous a fallu deux heures pour nous rendre à Joliette, à cause de la neige, du peu de neige qui tombait. Au lendemain de ma journée de marche intense, je dois reconnaître ceci : j’avais mal aux genoux. Ce soir, 19:17, j’ai accumulé 4 267 pas selon mon bracelet Fitbit. C’était ma journée tantine, et ces journées-là je ne marche presque pas. Et ce soir je n’ai pas envie de marcher non plus, je veux me consacrer à une pauvre vache qui m’attend depuis des semaines, figée sur une toile que j’ai rangée dans un placard pendant les vacances de Noël. Donc, je m’y mets.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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