Jour 682

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Un peu de crème à l’érable, en remplacement du lait.

Le gruau, cela dit, contient beaucoup de glucides ! Nous en mangeons quand même à l’occasion, surtout au chalet, sans lait, qui contient aussi des glucides. Nous le cuisons à l’eau. Mais ce dernier week-end, justement, mon mari avait envie de faire un petit spécial, alors nous avons cuit le gruau à l’eau, mais nous l’avons nappé de Coureur des bois, la boisson alcoolisée. Ça entame bien la journée. Bien entendu, il n’y a pas du tout de glucides dans les boissons crémeuses alcoolisées ! Avoir mangé le gruau à la manière cétogène, nous l’aurions cuit à l’eau et ajouté un peu de beurre et de sel, pour donner du goût et une texture crémeuse. Mais j’avais oublié d’apporter le beurre. Je ne maîtrise pas encore parfaitement l’art du remplissage d’une glacière !
Je reviens à la pharmacienne qui me conseille de consulter une nutritionniste. L’idée me transporte dans le passé, à l’université, et je ne peux pas dire que cela m’inspire confiance. À l’époque que j’y travaillais, une semaine de l’année était consacrée à la nutrition. On pouvait, pour peu de frais, aller déguster le midi les plats des étudiantes –parce qu’il y a peu d’hommes dans ce domaine. On se rendait pour ce faire, quelques collègues, au pavillon Marguerite-d’Youville. Je travaillais alors au service de l’informatique et j’étais pas mal toute seule dans mon coin, à l’année. Alors ça m’avait fait vraiment plaisir que quelques femmes viennent me sortir de ma tanière pour me proposer de me joindre à elles. Nous étions donc allées quelques femmes manger les plats des étudiantes. Je pense y être allée trois ou quatre fois par la suite. Je ne me rappelle que du menu de la première fois, tellement il était contraire à mes manières : de la lasagne, accompagnée de riz blanc et de macédoine. J’avais été la seule à trouver étrange qu’on nous serve autant d’hydrates de carbone.
Je ne me rappelle pas du menu des autres fois, mais je me rappelle d’une fois que nous y étions allés à quatre, trois hommes et moi, seule femme. Je ne travaillais plus en informatique mais au registrariat. Nous avions parlé d’un film. Je demandais aux amis, à l’un d’eux en particulier, s’ils se rappelaient de tel passage du film. Ils me répondaient qu’ils s’en rappelaient, vaguement. Ils me demandaient si je me rappelais pour ma part de tel autre passage du film, et je répondais, tout aussi vaguement, que je m’en rappelais un peu. La conversation avait duré un bon moment, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on ne parlait pas du même film. On parlait du même réalisateur, par exemple, Pedro Almodovar. Eux venaient de voir Volver, que je confondais avec Parle avec elle.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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