Jour 696

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Il y avait aussi la grand-mère contrebasse…

Hier j’ai travaillé sur mes écritures jusqu’au moment de me préparer pour me rendre à Joliette nourrir papa –il n’a rien voulu manger, cela dit en passant. Je quitte rarement mon ordinateur sans naviguer une minute ou deux sur quelques sites, pour le plaisir. J’étais debout, littéralement, sur le point de mettre mon ordinateur en veille, lorsque je suis tombée sur une publication via Twitter : une femme annonçait qu’elle s’apprêtait à entamer la lecture du livre de Jean-Martin Aussant, La fin des exils, paru l’automne dernier aux éditions Atelier 10. Vite fait, je n’ai pas réalisé qu’il s’agissait d’un livre de Jean-Martin Aussant. J’ai plutôt reconnu la facture visuelle des livres plaquettes de cette maison, pour en avoir lu un récemment, à savoir un recueil de textes féministes, Les tranchées, de Fanny Britt. C’est par le sous-titre de ce recueil, d’ailleurs, que j’ai découvert qu’il existe deux orthographes pour le mot ambiguïté, en ce sens qu’on peut aussi mettre le tréma sur le u et je ne le savais pas. Encore ici, le tréma sur le u fait peut-être partie des libertés qu’autorise la nouvelle orthographe.
J’avais prévu marcher une petite heure au centre commercial, avant d’aller voir papa. Je fais ça des fois de temps en temps. J’appelle ça du Fitbit facile. Je stationne ma voiture le plus près possible d’une porte, je vérifie qu’un des vêtements que je porte est doté d’une poche dans laquelle je pourrai mettre la clef de mon véhicule, je m’engouffre dans le centre commercial sans manteau lourd et sans sac embarrassant, et je marche comme une bonne sur une surface parfaitement lisse.
– J’irai voir, me suis-je dit pendant ma promenade, si je peux trouver le livre de Aussant à la librairie –car après en avoir reconnu la facture visuelle, j’ai découvert qui en était l’auteur.
Je suis entrée dans la librairie à la fin de mon parcours, j’ai fouillé dans la mini section des essais, je n’ai rien trouvé, alors je suis allée m’informer auprès de la vendeuse.
– Je cherche un livre de Jean-Marc Aussant, c’est publié par une maison d’édition qui veut propulser des idées novatrices dans le domaine social, il s’agit d’une plaquette vraiment pas épaisse, et la couverture est je dirais vert pâle, ou plutôt vert menthe.
J’ai tout dit ça, alors même que je savais que c’était presque ridicule.
– Comment vous écrivez Cossan, m’a demandé la vendeuse, C-o-s-s-a-n ?
Elle est comme moi, me suis-je dit, elle ne connaît pas Aussant.
Au bout d’une recherche un peu ardue, la jeune fille m’a informée qu’il n’y avait rien de Jean-Marc Aussant, mais qu’il existait un Jean-Martin Aussant.
– C’est en plein ça !, me suis-je exclamée –évidemment. Je me suis trompée de prénom, excusez-moi.
De fil en aiguille, nous avons découvert que le livre n’est pas disponible, en ce sens que les copies imprimées ont toutes été vendues.
– Vous pouvez le commander, cependant, a dit la jeune femme, mais je ne sais pas quand est-ce que nous allons le recevoir.
J’ai déjà fait ça, chez Renaud-Bray, commander le CD de Piccolo Saxo, pour ne jamais le recevoir, le réapprovisionnement auprès des fournisseurs européens n’ayant pas été possible. Pour vérifier si cela allait être possible avec Aussant, j’ai donc décidé de le commander.
– Il faut faire un dépôt de 5$, m’a prévenue la vendeuse.
– D’accord pour commander, d’accord pour le dépôt.
Et je suis ressortie pour m’engouffrer presque aussitôt dans mon auto, direction CHSLD.
Ce matin, mon mari partait pour son week-end de motoneige et je me suis installée devant mon ordinateur dès qu’il a été parti pour écrire un texte. Mais d’abord j’ai navigué sur un site ou deux, pour le plaisir. Sur quoi ne suis-je pas tombée ? Sur un article de Richard Martineau, qui reprend un article de Mathieu Bock-Côté, qui associe Aussant, semble-t-il, à un Sauveur qui viendra redorer le blason du PQ (ou quelque chose du genre). Je me suis dit que, mine de rien, avec mes promenades sur des surfaces planes et ma description d’une plaquette de couleur vert menthe, j’aborde de manière très originale un sujet politique et social.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 696

  1. Jacques Richer dit :

    J’ai été initié aux instruments de musique d’un orchestre en partie grâce à ce disque!! Beau souvenir! Je crois l’entendre encore…

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